Entre chutes, sauts et pirouettes, près de 300 jeunes patineurs s’entraînent jusqu’à six fois par semaine à Kockelscheuer. Une passion où l’art demande surtout de la rigueur.
En fin d’après-midi, à la patinoire de Kockelscheuer, vous entendrez sûrement des lames sciant la glace. Mais de façon très harmonieuse, très artistique. En effet, des enfants s’élancent, répètent leur saut et tentent des pirouettes. Ici se trouve le Club Hiversport Patinage Luxembourg (CHPL), principale structure du pays qui fait vivre ce sport depuis plus d’un demi-siècle : «Le CHPL existe depuis 1974, c’est un club luxembourgeois historique», rappelle sa présidente, Mady Elvinger-Werner.
Quand on pense patinage artistique, l’image vire vite aux paillettes et aux Jeux olympiques. À Kockelscheuer, la réalité des entraînements est tout autre : des répétitions, des retours au point de départ et des chutes. La présidente insiste sur ce contraste : «Il ne faut pas s’imaginer ce sport comme une princesse de glace qui viendrait du ciel… C’est vraiment un travail qui commence très tôt», dit-elle.
«Exprimer des choses profondes»
«Les enfants commencent vers 5-6 ans idéalement, parce que le pic de performance dans ce sport se situe vers 16-17 ans», explique Mady Elvinger-Werner. Elisa, 13 ans, est un exemple de cette jeunesse : elle a commencé la pratique à six ans et enchaîne aujourd’hui les saisons. Pour sa première rencontre avec la glace, elle évoque un souvenir de vacances, «c'est ma mère qui m’a emmenée patiner. Et puis, quelques années plus ...
Cet article est réservé aux abonnés.
Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.