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Trois arrestations pour espionnage au Royaume-Uni


Le Premier ministre, Keir Starmer, fait face à une nouvelle affaire potentiellement embarrassante. (Photo : afp)

 Le mari d’une députée travailliste figure parmi les suspects d’espionnage au profit de la Chine.

Le conjoint de la députée écossaise Joani Reid, David Taylor, lobbyiste de profession, fait partie des trois personnes dont la police londonienne a annoncé l’arrestation lors d’opérations dans le cadre d’une enquête menée par la section antiterroriste à Londres et au pays de Galles.

Après que les arrestations ont été évoquées devant le Parlement par le ministre en charge de la Sécurité, Dan Jarvis, Joani Reid a diffusé un communiqué prenant ses distances avec le travail de son mari.

«Je ne suis pas impliquée dans les activités professionnelles de mon mari, et ni moi ni mes enfants ne sommes impliqués dans cette enquête», a-t-elle souligné. «Je n’ai jamais rien vu qui me fasse soupçonner que mon mari ait enfreint la loi.» «Autant que je sache, je n’ai jamais rencontré depuis que je suis députée ni d’hommes d’affaires chinois, ni diplomates ou fonctionnaires chinois, ni jamais relayé aucune préoccupation auprès de ministres ou de qui que ce soit d’autre au nom d’intérêts chinois.»

«Pas de menace directe»

La cheffe de l’opposition conservatrice, Kemi Badenoch, a affirmé qu’un des deux autres hommes arrêtés était «le conjoint d’une ex-députée travailliste», sans le nommer, dans une vidéo diffusée sur X. En cas de confirmation, cela rendrait l’affaire plus gênante encore pour Keir Starmer.

Des perquisitions ont été menées aux adresses des suspects ainsi qu’à trois autres adresses à Londres, Cardiff et près de Glasgow, avec l’aide des unités antiterroristes du pays de Galles et d’Écosse, a-t-elle ajouté. Ces arrestations «s’inscrivent dans le cadre d’une enquête proactive, et bien qu’il s’agisse de faits graves, nous ne pensons pas qu’il y ait de menace directe ou imminente pour la population», a indiqué la cheffe de la police antiterroriste londonienne, Helen Flanagan.

Un porte-parole de l’ambassade de Chine à Londres a fustigé «ceux qui au Royaume-Uni fabriquent des soi-disant  »affaires d’espionnage » pour calomnier la Chine» et annoncé avoir «protesté officiellement» auprès des autorités britanniques.

Le ministre de la Sécurité, Dan Jarvis, a, lui, déclaré devant le Parlement que les arrestations témoignaient de la détermination du gouvernement de Keir Starmer à «lutter contre les ingérences» d’États étrangers, en particulier la Chine.

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