[Ligue des champions, barrages retour] Benfica et Leandro Barreiro peuvent-ils surprendre le Real au Bernabeu, en pleine crise Prestianni? Il en faudra, des efforts, pour un tel exploit.
Lukebakio a rompu le silence du vestiaire à l’aube du match contre le Real Madrid, ce mercredi. L’attaquant belge, dans ce contexte très tendu du match retour contre le Real Madrid, n’a pas laissé passer sa chance de dire ce que, sans doute, une grande partie des joueurs de couleur du vestiaire lisboète pense de l’affaire Prestianni : «Si c’est vrai, je ne peux pas l’accepter!»
Le joueur, pourtant, veut «être naïf» et croire en l’innocence de son coéquipier. Et se ferait même volontiers l’avocat du diable : «Il est vrai que les gens parlent et spéculent, mais au final, nous ne savons pas ce qu’il a réellement dit. Est-ce la vérité? Ou cela a-t-il été exagéré pour tirer profit de la situation? Je pense qu’il est également possible que le Real ait voulu utiliser cela à son avantage.» Utilisant la rhétorique des défenseurs de Prestianni, Lukebakio exige aussi «des conséquences si cela était confirmé».
Courtois déçu par Mourinho
Puisque cette affaire parasite le match retour du sol au plafond, Thibaut Courtois, un autre Belge, était devant la presse, ce mardi, pour se pencher sur la seule question qui anime le foot européen, l’affaire Prestianni. Et il n’y a pas été par quatre chemins : «Mourinho est Mourinho, en tant qu’entraîneur, il doit défendre son club, mais j’ai été déçu qu’il utilise la célébration de Vini, il n’a rien fait de mal. Les autres font la même chose avec nous, quand ils marquent un but contre le Real, ils le célèbrent deux ou trois fois plus, il faut savoir l’accepter. C’est arrivé et on ne peut pas justifier un acte présumé de racisme par une célébration.»
Au milieu de tout ça, il y a Leo. L’Erpeldangeois et son habituelle activité dans l’entrejeu vont être mis à rude épreuve par cette tâche titanesque qui consiste à remonter un but au Bernabeu, devant Mbappé et compagnie, avec un Vinicius qui aura vraisemblablement à cœur de punir le Benfica pour ce qui s’est passé la semaine passée.
Et c’est son président, Rui Costa, qui a posé les bases de ce miracle à accomplir : «Inutile de rappeler le degré de difficulté de ce match : arriver au Bernabéu, renverser un résultat obtenu à la Luz dans une élimination de la Ligue des champions, ce qui est évidemment extrêmement difficile. Mais notre ambition et notre conviction sont inébranlables et nous avons déjà prouvé cette année que nous en étions capables. Nous nous sommes battus pour être ici et nous allons jouer ce match avec toutes nos armes.» Et l’une d’entre elles est luxembourgeoise.
Barrages retour
Mardi
Atlético – Bruges 4-1 (3-3)
Leverkusen – Olympiakos 0-0 (2-0)
Inter – Bodo/Glimt 1-2 (1-3)
Newcastle – Qarabag 3-2 (6-1)
Mercredi
Atalanta – Dortmund (0-2)
Real Madrid – Benfica (1-0)
Paris SG – Monaco (3-2)
Juventus – Galatasaray (2-5)