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[Football] Prestianni suspendu, mais le racisme refleurit… en Angleterre


Prestianni a eu beau se cacher... (Photo : afp)

Le joueur du Benfica, accusé par le Real de racisme envers Vinicus Junior, va rater le match retour. Cela n’empêche pas les internautes anglais de se déchaîner.

Gianluca Prestianni, l’attaquant argentin du club lisboète, accusé d’avoir proféré des insultes à connotation raciste (il aurait traité Vinicus de «singe») par les Madrilènes, lors du barrage aller de Ligue des champions, a été «suspendu provisoirement» par l’UEFA et ne pourra pas disputer le match retour, ce mercredi, à Madrid.
En attendant les conclusions de l’enquête, Prestianni a été sanctionné pour «comportement discriminatoire». Le Benfica Lisbonne a réagi immédiatement à la décision de l’UEFA, disant «regretter d’être privé du joueur alors que la procédure est encore en cours d’instruction», tout en assurant de son «engagement indéfectible dans la lutte contre toute forme de racisme ou de discrimination». Le club portugais fera en outre appel de cette décision, même s’il n’a presque aucune chance d’obtenir gain de cause en aussi peu de temps.Pas sûr, non plus, que la cause de la lutte contre le racisme parvienne rapidement à ses fins : l’éradictaion du phénomène. L’Angleterre vient en effet, en parallèle, de gratifier la planète football d’un bien triste épisode : quatre joueurs de Premier League, dont le Français Wesley Fofana, ont été victimes d’attaques racistes en ligne, relançant le débat sur l’impunité des agresseurs et la responsabilité des plateformes.

Menaces de mort… ou de viol

Le natif de Marseille a partagé certains des messages à caractère raciste qu’il a reçus sur Instagram après le match contre Burnley (1-1), pendant lequel il a été expulsé. Depuis ces comptes anonymes, il est insulté et comparé à «un singe» dont la place est «dans un zoo». Son adversaire Hannibal Mejbri, international tunisien né en France, a lui aussi subi des attaques, tout comme l’ailier anglais Romaine Mundle (Sunderland) et l’attaquant nigérian Tolu Arokodare (Wolverhampton) dimanche.

Il est «incroyable que des gens aient autant de liberté pour exprimer un tel racisme, sans aucune conséquence», a protesté le joueur des Wolves, pris pour cible sur les réseaux sociaux après son penalty manqué lors de la défaite contre Crystal Palace.

En un seul week-end en novembre dernier, plus de 2 000 messages particulièrement violents avaient été publiés sur les réseaux à l’encontre des entraîneurs et joueurs évoluant dans les premières divisions masculine (Premier League) et féminine (Women’s Super League), dont des menaces de mort et de viol, selon une enquête de la BBC.

Le jour même, Chelsea annonçait un partenariat entre sa section féminine et le groupe Signify, dont l’outil Threat Matrix permet d’identifier et de désanonymiser les comptes à l’origine des abus. Le club d’Arsenal, qui utilise ce service depuis cinq ans, a interdit de stade une trentaine de ses supporters entre 2021 et 2025 pour divers motifs (racisme, homophobie, menaces de mort…), selon des chiffres du club.

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