Ils ont entre 20 et 35 ans et font le pari de l’intemporel. Rencontre avec une nouvelle génération d’artisans qui se réapproprie les métiers d’autrefois. Pour ce troisième numéro, direction Gasperich, dans l’atelier de reliure de Danielle Köller-Willems, qui transmet son savoir-faire à trois jeunes artisans.
C’est une histoire de transmission. De partage. De passion commune. Durant toute sa jeunesse, Danielle a observé son père, la tête dans les livres. Des heures entières dans son atelier. À travailler le cuir, à donner une seconde jeunesse aux ouvrages. Un métier comme on n’en fait plus. Celui de «relieur d’art».
Un nom un peu noble dirait-on, pour un travail rare, minutieux, manuel. Qui demande beaucoup de patience. Mais derrière cette appellation se cache une réalité très concrète : sauver, restaurer, préserver. Redonner corps à des objets chargés d’histoires, parfois intimes, parfois collectives.
Des contraintes qui ne font pas peur à Danielle. Très vite, la jeune femme suit les traces de son aîné. Se prend à son tour au jeu et dédie sa vie aux vieux livres. Voilà plus de 30 ans qu’elle possède son propre atelier, d’abord partagé avec le paternel, avant de voler de ses propres ailes.
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