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Paris-Nice : Bob Jungels ne se fait pas piéger


Groenewegen (à d.) a résisté au retour de l'Australien Caleb Ewan qu'il a précédé d'une épaisseur de boyau sur la ligne. (photo AFP)

Le vent a provoqué les premiers écarts dans Paris-Nice dont la première étape a été enlevée par le Néerlandais Dylan Groenewegen, dimanche, à Saint-Germain-en-Laye. Bob Jungels (44e) a terminé dans le bon wagon et a été épargné par les nombreuses bordures qui ont émaillé la journée.

Le sprint, très disputé entre Groenewegen et l’Australien Caleb Ewan, n’a concerné qu’une soixantaine de coureurs à l’issue des 138,5 kilomètres de cette étape tracée à l’ouest de Paris. Pour le malheur des deux derniers vainqueurs, le Colombien Sergio Henao (2017) et l’Espagnol Marc Soler (2018), qui ont terminé attardés.

Plus grave, l’Australien Michael Matthews a été victime d’une sévère chute après une cinquantaine de kilomètres. Le maillot vert du Tour de France 2017, touché à la tête (traumatisme crânien), a été contraint à l’abandon.

Outre Soler et et Henao, d’autres coureurs ont perdu pied dans cette étape inaugurale balayée par de puissantes rafales de vent. L’Espagnol Ion Izagirre a cédé près de trois minutes, tout comme l’Italien Fabio Aru.

Soler, piégé dans une des nombreuses bordures qui ont émaillé les 44 derniers kilomètres, a franchi la ligne avec un retard avoisinant la minute, tout comme le Colombien Miguel Angel Lopez. Quant à Sergio Henao, il a chuté à deux reprises avant de rallier l’arrivée avec un passif de quatre minutes et demie, tout comme son compatriote Ivan Sosa.

Groenewegen vainqueur d’un boyau 

Dans la très longue ligne droite d’arrivée traversant la forêt des Loges, le Belge Philippe Gilbert a tenté le coup de force à l’approche des deux derniers kilomètres. Mais l’ancien champion du monde a buté sur le vent contraire et a été repris par le peloton mené par les équipiers de Groenewegen convaincus, à raison, des chances de leur sprinteur.

Dans le sprint, disputé sans quelques spécialistes distancés lors des bordures (Kittel, Kristoff, Cavendish), Groenewegen a résisté au retour de l’Australien Caleb Ewan qu’il a précédé d’une épaisseur de boyau sur la ligne.

« C’était vraiment très serré », a reconnu le puissant Néerlandais, vainqueur l’an passé de deux étapes du Tour de France et aussi d’une étape de Paris-Nice (à Vierzon).

Cette année, le natif d’Amsterdam, formé par l’ancien maillot vert du Tour Jean-Paul van Poppel, prévoit de courir le Tour et la Vuelta. En revanche, il continue à faire l’impasse sur Milan-Sanremo, la classique rêvée des routiers-sprinteurs (23 mars). « C’est encore une course trop difficile pour moi », a-t-il estimé.

S’il a endossé le maillot jaune de leader, Groenewegen n’est pas concerné par ce classement. Au contraire des deux coureurs de l’équipe Sky, le Polonais Michal Kwiatkowski et le Colombien Egan Bernal, qui se sont montrés à leur avantage dans les bordures -comme le Luxembourgeois Bob Jungels- et ont grignoté de surcroît du temps dans les sprints intermédiaires.

Lundi, la deuxième étape, longue de 163,5 kilomètres, s’annonce favorable aux sprinteurs entre Les Bréviaires (Yvelines) et Bellegarde (Loiret). Le parcours, propice une nouvelle fois aux bordures, se conclut par un tour de circuit de 23,5 kilomètres.

AFP/LQ

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