Resté sur le banc contre l'Ouzbékistan, Simon Banza (au c.) en sortira-t-il mercredi contre la prestigieuse Angleterre? (Photo : afp)
[MONDIAL-2026] Seul ancien joueur de DN présent à la Coupe du monde, l’ex-Pétangeois Simon Banza a connu une qualification historique pour les 16es de finale avec la République démocratique du Congo.
Entré en jeu face au Portugal (1-1) puis la Colombie (défaite 1-0), Simon Banza n’est cette fois pas sorti du banc, dimanche face à l’Ouzbékistan, troisième adversaire de la République démocratique du Congo dans la phase de groupes du Mondial-2026. Mais les Léopards n’ont pas eu besoin de l’ex-Pétangeois (25 matches, 18 buts avec le Titus en 2017/2018), auteur de 9 buts en 20 rencontres avec Al-Jazira (Émirats arabes unis) cette saison, pour forcer le verrou ouzbek et rallier les seizièmes de finale de la compétition. Menée à la pause, la RD Congo a renversé la rencontre en deuxième période pour décrocher une qualification historique, elle qui n’était pas sortie des poules lors de son unique participation à la Coupe du monde, en 1974. «On a pris un but tôt mais on a su rebondir, on a mis de l’abnégation et la victoire est logique, et cet exploit montré une belle image du Congo», s’est réjoui son sélectionneur, Sébastien Desabre.Et maintenant, place à l’Angleterre!Cette qualification «est la continué d’un travail d’un groupe depuis quatre ans, on a continué à y croire, je voudrais rendre hommage à mes joueurs», qui sont «de très belles personnes», a insisté le coach français, qui a convaincu Banza (17 sélections, 2 buts), né en France (à Creil, en région parisienne), d’opter pour la sélection congolaise en octobre 2023. «L’objectif est atteint, je suis très fier, on a gardé les mêmes joueurs pour aller au bout», a-t-il conclu.Jouer contre l’Angleterre, 4e nation mondiale (la RD Congo est 41e au classement FIFA) en seizièmes de finale, mercredi à Atlanta (18 h)? «On va le préparer au mieux, c’est difficile pour les favoris de gagner ce genre de matches, on sera les challengers», estime Desabre. «Nous sommes un peuple fier. Nous aimons notre équipe nationale. Ce soir, nous venons juste de montrer que, pour nous, cela signifie simplement se battre, quoi qu’il arrive», a prolongé Yoane Wissa dans l’après-match.Double buteur et élu homme du match, l’attaquant de Newcastle, associé depuis le début de compétition à l’expérimenté Cédric Bakambu (35 ans, Betis Séville) plutôt qu’à Banza, a profité de son passage en zone mixte pour adresser ses pensées au peuple congolais. «Ce n’est pas facile dans notre pays, a rappelé l’ancien Lorientais. Il y a la guerre à l’est du Congo. Et chaque jour, chaque fois que nous portons ce maillot, nous pensons à eux.» Cette force pourra-t-elle porter Banza et ses équipiers vers un exploit encore plus grand, mercredi?(avec AFP)