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[Football] Amy Thompson : «J’espère avoir inspiré et motivé des jeunes joueuses»


Amy Thompson le tient, ce dernier match à domicile avec les Rout Léiwinnen dont elle rêvait. Photo : fern konnen

[ÉLIMINATOIRES du MONDIAL-2027] Avant de disputer, ce mardi à Esch contre la Belgique, le dernier match de sa riche carrière, Amy Thompson s'est confiée. L'occasion pour la meilleure buteuse de l'histoire des Rout Léiwinnen d'évoquer son parcours, sa retraite sportive, l'évolution de la sélection féminine ou sa place personnelle au panthéon du football luxembourgeois.

Lorsque nous l'avions rencontrée mi-mai, quelques semaines après l'annonce de sa future retraite et quelques jours avant l'annonce des joueuses retenues pour la double confrontation face à la Belgique en clôture des éliminatoires du Mondial-2027, Amy Thompson ignorait encore si elle aurait droit à un ultime tour de piste avec les Rout Léiwinnen, dont elle est aujourd'hui la recordwoman de buts (35) et la deuxième joueuse la plus capée (55 sélections) derrière Marta Estevez (56).

Mais la joueuse de Differdange, dont la dernière saison gâchée par les blessures l'aura convaincue de raccrocher les crampons un an plus tôt que prévu (elle devait n'arrêter que l'équipe nationale en 2026 et poursuivre en club jusqu'en 2027), confessait ce rêve, si ardent qu'elle avait, dans le doute, planifié ses vacances après la fenêtre internationale de juin : disputer un dernier match avec l'équipe nationale à domicile, si possible comme titulaire.

Ce match, l'avant-centre de 31 ans le tient : quatre jours après s'être inclinées 6-0 à Louvain, les Lionnes retrouvent la Belgique, ce mardi au stade de la Frontière à Esch, pour clore un passage en Ligue B éphémère mais formateur. Et elles auront bien besoin de leur n° 9, entrée pour les 35 dernières minutes vendredi, pour opposer la meilleure résistance possible à la 18e nation mondiale, dans l'obligation de s'imposer très largement pour garder une chance de finir première du groupe et de bénéficier d'un statut de tête de série lors des barrages de la Coupe du monde.

Qu’avez-vous ressenti, fin avril, après avoir annoncé votre future retraite?  

Amy Thompson : D'un côté, j'étais un peu soulagée. Ça m'a enlevé un poids des épaules parce qu'on me posait beaucoup de questions, vu que le mois d’avril est celui où les clubs commencent à parler, niveau transferts. J'essayais d'éviter la question, de repousser ma réponse à la fin de saison. D'un autre côté, il y a un peu de tristesse car c'est toute ma première vie, en soi, qui se termine. Cet esprit d'équipe, tout ce qu'on vit dans un groupe, surtout en équipe nationale, pendant les stages... tout ça va beaucoup me manquer. Cela dit, j'ai hâte de voir ce qui m'attend "de l'autre côté".

 

Comment voyez-vous la suite, à très court terme?  

Après le match contre la Belgique, je retourne travailler trois jours, puis je pars deux semaines en vacances. Ce sera les toutes premières vacances où je n'ai pas de programme à suivre! Je pourrai faire ce que je veux, et n’aurai pas besoin de faire attention : "Est-ce que j'ai fait mon plan?", "Si je ne respecte pas le programme aujourd'hui, est-ce que je vais devoir le rattraper demain?", "Qu'est-ce que je vais manger?", "Est-ce que je peux boire un verre en soirée?". Là, je vais pouvoir apprécier à 100 %. Par la suite, j’aimerais aussi faire des week-ends prolongés, visiter des villes, aller sur la côte belge... bref, profiter et un peu découvrir le monde!

 

Cette hygiène de vie, cette "préparation invisible", vous n’y avez jamais dérogé durant toutes ces années?   

Plus jeune, il est arrivé un âge où j’ai dit à mes parents que je ne voulais pas partir en vacances pendant la préparation d’avant-saison. Donc si on partait, c'était dès le début des vacances scolaires. Une fois adulte, je partais rarement : je prenais mes congés, mais je les passais au Luxembourg pour faire ma prépa individuelle. Quand j’ai mis l’équipe nationale sur pause, je faisais moins attention à l’hygiène de vie. Mais une fois que Dan (Santos) m’a rappelée en 2022, je m’y suis remise très sérieusement car j’avais pris un peu de poids et je ne voulais pas retourner en sélection sans pouvoir performer. 

 

Impossible de revenir en sélection sans en être une leader, quand on est Amy Thompson?   

 

Même si je me considère comme une joueuse comme toutes les autres, je sentais quand même un peu de pression, d'attente de l’extérieur. Alors j’ai recommencé à faire très attention. En quatre-cinq mois, j’ai perdu dix kilos et je me sentais plus en forme. Dès lors, j’ai essayé de tenir tout ça, d’être assez équilibrée et pro, et à chaque vacances, je partais avec un programme individuel concocté par le préparateur physique de l'équipe nationale. 

 

Ces ...


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