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Europa League – Maxime Blanchard, fighting spirit


Maxime Blanchard se frottera à l'attaquant niederkornois Giuseppe Rossini, mardi, au Parc des Sports. (Photo DR)

Défenseur français de 28 ans arrivé au Shamrock Rovers de Dublin en novembre, Maxime Blanchard, futur adversaire du Progrès Niederkorn mardi au Parc des Sports, raconte son amour pour la culture anglo-saxonne.

Comment un joueur formé en France peut-il atterrir en Irlande ?

Maxime Blanchard : J’ai passé quatre années en Angleterre : une à Tranmere, en League One (D3), trois à Plymouth, en League Two (D4). Bizarrement, je me suis retrouvé sans contrat alors que je sortais de trois saisons pleines (NDLR : il a joué 104 matches de championnat avec Plymouth). Je devais aller à Saint Mirren en D1 écossaise mais je me suis ouvert la jambe là-bas. Du coup, je n’ai pas signé et ils sont descendus. Oui oui, c’est lié ! J’ai fini par aller au Shamrock parce que mon frère est installé à Dublin depuis quelques temps. Il a ses trois enfants et ça me permet de les voir plus régulièrement qu’avant.

Vous aimez le football anglo-saxon ou cette carrière relève du hasard ?

J’ai beaucoup joué en France au niveau National (NDLR : près de 100 matches à Laval, Sannois Saint-Gratien et Moulins de 2006 à 2010). J’en ai eu marre et comme j’ai toujours eu envie de jouer en Angleterre ou en Écosse, j’ai tenté ma chance. Petit, je préférais voir jouer le Celtic et son You’ll never walk alone que Monaco dans son stade vide. Le National en France est un championnat laissé pour compte. Il n’y a aucune médiatisation. En D3 anglaise, quand tu vas à Southampton ou Sheffield Wednesday, tu joues devant 30 000 personnes… Après, c’est sûr qu’au niveau du foot pur et dur, je préfère mater le Barça.

Quand on n’est pas expert en foot irlandais, on imagine un championnat où le kick and rush est très présent…

Et pourtant, ce n’est pas vraiment le cas. Pour l’instant, je vois des équipes qui essaient de jouer au ballon. En Irlande, techniquement, c’est pas mal. Je parle surtout des équipes du top 6. C’est aussi ce qui m’a attiré. En Angleterre, c’est très physique, le jeu est très direct, il y a des coudes qui volent.

Quelles conséquences ces quatre années passées en Angleterre ont eues sur votre jeu ?

J’ai pris goût à l’engagement. En France, chacun joue sa petite partition tranquillement. En Angleterre, mon premier match était en League Cup contre Swansea. Mais c’est le deuxième qui m’a marqué à Dagenham & Redbridge. Quand il y a un hors-jeu, normalement, il y a un petit temps mort. Là, les défenseurs sprintaient pour monter. J’ai déjà vu des mecs perdre leurs dents.

Il y a quelques jours, je regardais à la télé un match de play-off en League Two. Un gars est sorti avec 17 points de suture sur le front. On voyait son crâne. Quatre jours plus tard, il jouait le match retour. J’ai moi-même eu des commotions cérébrales, tout ça. Ce type de blessures, on les voit plus en Angleterre qu’ailleurs.

Entretien avec Matthieu Pécot

A lire en intégralité dans Le Quotidien papier de ce jeudi

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