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Elise Mertens, l’héritière de Kim Clijsters


Cette saison, elle est passée de la 127e à la 38e place mondiale. Maintenant, elle vise le top 30. (Photo : Julien Garroy)

La nouvelle n° 1 belge est originaire de la même région que son illustre aînée, s’entraîne dans son académie et est même conseillée par l’ex-reine de Kockelscheuer. De quoi rêver de voir cette jeune fille âgée de 21 ans soulever la Coupe samedi?

Elise Mertens avance à pas de géant depuis le début d’une année 2017 qui l’a vue passer de la 127e à la 38e place mondiale. Aujourd’hui, elle défiera l’Américaine Madison Brengle (WTA 85) sur le stadium en fin de matinée…

Du haut du clocher de la petite église du village de Hamont, dans le Limbourg belge, on peut apercevoir la ville de Bree, celle qui a enfanté deux des plus grands sportifs flamands : Thibaut Courtois (le gardien de Chelsea) et une certaine Kim Clijsters bien connue à Kockelscheuer pour l’avoir emporté cinq fois ici.

C’est là-bas, à Hamont, qu’a grandi Elise Mertens, la meilleure joueuse belge actuelle, comme le prouve sa 38e place mondiale. Ce qui lui permet d’être, à 21 ans, tête de série n° 5 cette année à Kockelscheuer. Lundi, elle a remporté sa première victoire dans le tableau final au Luxembourg, après avoir échoué en qualifs ces deux dernières saisons. Elle a même impressionné dans ce 1er tour en dominant largement l’Espagnole Sara Sorribes (WTA 95), ne laissant à cette dernière que deux petits jeux sur tout le match.

Une performance comme elle en réalise de plus en plus souvent depuis l’entame de la saison. «C’est vraiment une année incroyable pour moi. Une année de rêve!, sourit-elle. Mon objectif pour 2017 était de rentrer dans le top 100 (alors que j’étais, en décembre 2016, 127e mondiale). Et fin janvier, c’était déjà le cas grâce à ma première victoire dans un tournoi WTA, à Hobart en Australie.» Une perf accompagnée de succès cette semaine-là sur Kristina Mladenovic, Kiki Bertens et Monica Niculescu. Et voici quelques jours, elle a encore fait bien mieux en battant sa première top 10 mondiale. «C’était Dominika Cibulkova (WTA 10) à Pékin. Une belle preuve que mon niveau est bien là.»

Elle avait son poster dans sa chambre

Un niveau qui fait donc d’elle la n° 1 belge à l’heure actuelle, ce qui met forcément un peu de pression sur les épaules quand on sait que des filles comme Justine Hénin et Kim Clijsters sont passées par là avant elle. «C’est tout nouveau pour moi qui suis au début de ma carrière», explique encore celle qui s’entraîne à la… «Kim Clijsters Académie» à Bree et qui avait un poster… de Kim Clijsters punaisé sur les murs de sa chambre.

«Aujourd’hui, on est plutôt proches avec Kim. Elle me conseille de temps en temps et on a un peu parlé de ce que je devais faire sur le plan mental et physique», continue la Limbourgeoise de 21 ans. Et aujourd’hui de quoi rêve-t-elle? «Je n’ai pas encore pensé à 2018. Je sais juste que je vais devoir défendre mon titre du côté de Hobart en janvier. Et je trouve cela très motivant», continue cette ancienne 7e joueuse mondiale chez les juniors. «Si j’espère un jour faire aussi bien chez les seniors? Je ne sais pas. C’est encore tellement loin tout ça. Mon prochain objectif sera déjà d’essayer de rentrer dans le top 30 et de devenir tête de série en Grand Chelem.»

Une victoire samedi sur le central de Kockelscheuer pourrait forcément l’y aider. Et cela lui permettrait aussi de rentrer dans un palmarès où trône toujours le nom d’une certaine Kim Clijsters en lettres d’or.

Julien Carette

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