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[Jeux paralympiques] Sur un fond de dissension…


Comme ici avec le curling, la compétition a déjà commencé pour les Jeux paralympiques. (Photo : afp)

Dans un contexte international tendu, les Jeux de Milan-Cortina (6-15 mars) sont ouverts. Le sportif espère reprendre ses droits.

La Chine trustera-t-elle à nouveau le haut du tableau, quatre ans après son carton à domicile (61 médailles) à Pékin? L’Ukraine pourra-t-elle à nouveau se distinguer? L’Américaine Oksana Masters, multiple championne paralympique aux Jeux d’hiver comme d’été, sera-t-elle encore une des stars de cette édition ?

Jusqu’au 15 mars, plus de 600 athlètes de 56 pays s’affronteront lors de la 14e édition des Jeux paralympiques d’hiver, organisés pour la 2e fois en Italie, après Turin en 2006. Parmi eux, la Russie et le Bélarus s’apprêtent à effectuer leur grand retour.

Dix sportifs (six côté russe, quatre côté biélorusse) ont reçu une invitation de la part du Comité international paralympique (IPC), afin de marquer la réintégration symbolique du drapeau et des hymnes des deux pays, quelques mois après un vote favorable émis en assemblée générale du comité international.

«C’est le rôle de l’IPC que de respecter et mettre en œuvre cette décision», a déclaré jeudi l’instance, en réponse au choix de la France, dont le comité paralympique avait décidé de voter contre cette réintégration.

Cette décision a depuis plusieurs semaines provoqué des remous.

«Protéger le sport»

Plusieurs comités paralympiques ont fait le choix de ne pas assister à la cérémonie d’ouverture à Vérone pour raisons politiques, à l’instar de l’Ukraine, de la République tchèque, de la Pologne, de l’Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie et de la Finlande. Mais aucun d’entre eux n’a néanmoins renoncé à prendre part aux dix jours de compétition étalées entre Milan (para-hockey), Cortina (ski alpin, snowboard, curling fauteuil) et Val Di Fiemme (ski de fond et biathlon).

Le commissaire européen à la Jeunesse et aux Sports, Glenn Micallef, a lui aussi renoncé à se rendre à Vérone. Et mercredi, la France, via la voix de sa ministre des Sports, a annoncé qu’il n’y aurait aucun représentant du gouvernement français.

Son comité paralympique, le CPSF, sera néanmoins représenté. L’Iran ou Israël devraient quant à eux compter chacun un athlète (en ski de fond et ski alpin), dans un contexte également marqué par la guerre au Moyen-Orient.

L’IPC «continue de surveiller de près la situation», a indiqué son président Andrew Parsons jeudi en conférence de presse. «Notre objectif est centré sur le soutien à toutes les parties prenantes en train d’arriver et qui se préparent à livrer les meilleurs Jeux possibles», a-t-il ajouté, sans pour autant citer de pays.

Déjà amené, il y a quatre ans, à donner un discours d’ouverture au cour d’une période marquée par l’invasion russe en Ukraine, Andrew Parsons a déclaré que «son appel de désespoir pour la paix, est toujours nécessaire» aujourd’hui.

Mais il a aussi souhaité rappeler qu’au milieu des «conflits et des choses négatives dans le monde, nous avons toujours besoin d’inclusion. Et d’inclusion par le sport. Le sport est ce que nous essayons de protéger pendant ces Jeux».

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