[LIGUE DES CHAMPIONS] De la préparation estivale tronquée à la démonstration contre le Bayern, le PSG a encore connu une saison particulière.
Débuts en trombe
Le PSG commence très fort sa campagne avec plusieurs démonstrations offensives : 4-0 face à l’Atalanta, 7-2 contre Leverkusen ou 5-3 contre Tottenham. Même avec de nombreux absents, le PSG bat le Barça en Catalogne (2-1). Cela laisse présager une phase de ligue facile à gérer. Mais l’euphorie retombe et les accrocs s’enchaînent (défaites contre le Bayern et le Sporting, nuls contre Newcastle et Bilbao), conséquence de déficiences en défense et à la finition.
Blessures et fatigues
Gêné par l’absence de préparation estivale à cause de la Coupe du monde des clubs, l’effectif parisien a beaucoup de mal à se régénérer à la fin de l’automne. Et multiplie les blessures : Hakimi, Dembélé (qui peine à retrouver son niveau de Ballon d’or), Doué, Ruis, Nuno Mendes…
Dans ce contexte, le PSG a tout de même remporté la Coupe intercontinentale et le Trophée des champions. Mais il a été éliminé en Coupe de France par… le Paris FC en janvier et doit passer par les barrages de la C1. Mais malgré sa 11e place au classement de la phase de ligue, Luis Enrique estime alors qu’il «n’y a pas une équipe meilleure» que le PSG.
La bascule contre Chelsea
Mais après une double confrontation très poussive contre Monaco (3-2, 2-2) en février, les coéquipiers de Marquinhos n’ont toujours pas rassuré et le rouleau-compresseur du printemps 2025 semble loin. Le 8e de finale contre Chelsea change tout, comme si Paris savait qu’il faut être au niveau en mars, et pas avant. Face aux Blues, la philosophie de jeu revient : pressing collectif, polyvalence infinie et permutations permanentes, jeunesse insouciante, et surtout attaque ultra-efficace. Paris marque huit fois contre Chelsea, surclassé (5-2, 3-0).
Le courage à Anfield
Après la démonstration offensive de mars, place à la force défensive d’avril. Contre Liverpool, les champions d’Europe remportent une bataille âpre (2-0, 2-0). Et le match retour à Anfield, sous le déluge, restera un exemple de courage et de solidarité défensive. «Il faut souffrir pour aller au bout», relève alors Dembélé, de nouveau le leader de l’attaque et de son équipe par son envie de presser et d’être chirurgical devant le but. À ses côtés, le Géorgien Khvicha Kvaratskhelia donne un avant-goût de son futur récital munichois.
La folle soirée du Bayern
La spectaculaire manche aller (5-4), ses offensives tous azimuts, sa pluie de buts et ses rebondissements constituent le «match du siècle» pour certains observateurs. Paris a ensuite réussi à resserrer les rangs au retour à l’Allianz Arena. De nouveau héroïque, le gardien Matveï Safonov, qui est aussi monté en puissance, et les siens ont été combatifs en défense (1-1). Une qualif avec la force de l’habitude et le calme des grands d’Europe.