S’il n’avait pas répondu favorablement aux dirigeants d’Adana Demirspor en 2021, Vincenzo Montella aurait tourné depuis longtemps le dos au football. C’est en tout cas ce qu’il a soutenu en avril dernier dans un entretien à la Gazzetta dello Sport : «Aller à Adana découvrir un autre monde, cela a rallumé la flamme en moi, l’étincelle de la passion.»Et l’ancien attaquant international italien (20 sélections, trois buts), nommé à la tête de la Turquie en 2023, l’a bien rendu à son pays d’adoption, qui lui a offert la nationalité turque : il l’a conduit en quarts de finale de l’Euro-2024 et l’a qualifié pour son premier Mondial depuis 2002 en passant, contre la Roumanie (1-0) puis le Kosovo (1-0), l’obstacle des barrages qui a été fatal, comme pour 2018 et 2002, à l’Italie.Le «petit avion» apporte la sérénitéSurnommé quand il était joueur (surtout à la Roma) «l’Aeroplanino», le petit avion, en référence à ses célébrations de but les bras écartés, Montella (225 buts en 477 matches toutes compétitions confondues durant sa carrière) a fait voyager la Turquie jusqu’en Amérique du Nord en faisant la synthèse entre la passion turque et la rigueur tactique italienne.«La culture turque est très proche de celle du village où j’ai grandi, dans la banlieue de Naples. Il y a beaucoup de respect, d’orgueil. Je me sens comme l’un d’entre eux», a-t-il expliqué début juin, lui qui a lancé dans le grand bain les phénomènes Kenan Yildiz (Juventus) et Arda Güler (Real), tous deux 21 ans.«Il nous a apporté sa sérénité», a résumé pour sa part Hakan Calhanoglu, au moment de renvoyer l’ascenseur. Le maître à jouer de l’Inter Milan est le relais sur le terrain et dans les vestiaires de Montella qui ne parle pas turc et qui, outre Yildiz et Calhanoglu, a inclus dans sa liste de 26 joueurs pour le Mondial un troisième joueur évoluant en Serie A, Zeki Çelik (AS Rome). «Hakan est un joueur extraordinaire qui connaît bien le football et les dynamiques d’un match, il sait quand ralentir, quand accélérer, son leadership est capital», a-t-il apprécié.
Montella, sous contrat jusqu’en 2028, et ses joueurs sont très attendus : la dernière fois que la Turquie a participé à une Coupe du monde, en 2002 au Japon et en Corée du Sud, elle s’était hissée à la surprise générale en demi-finales. Et «les rêves seront toujours là», a prévenu Montella.
Les résultats, le programme
Groupe A
Jeudi
Mexique – Afrique du Sud 2-0
Vendredi
Corée – Rép. tchèque 2-1
In-Beom (67), Hyeon-Gyu (80)/Krejci (59)
Classement : 1. Mexique 3 (1;+2); 2. Corée du Sud 3 (1; +1); 3. Rép. tchèque 0 (1;-1); 4. Afrique du Sud 0 (1;-2)
Groupe B
Vendredi
Canada – Bosnie x-x
fferferfegferg
Samedi
21 h : Qatar – Suisse
Groupe C
Dimanche
0 h : Brésil – Maroc
3 h : Haïti – Écosse
Groupe D
Samedi
3 h : États-Unis – Paraguay
Dimanche
6 h : Australie – Turquie
Groupe E
Dimanche
19 h : Allemagne – Curaçao
Lundi
1 h : Côte d’Ivoire – Équateur
Groupe F
Dimanche
22 h : Pays-Bas – Japon
Lundi
4 h : Suède – Tunisie