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[Football] L’Italie, le dernier défi de l’inusable Dzeko


Edin Dzeko (à g.) a inscrit son 73e but avec la sélection bosnienne, jeudi à Cardiff. (Photo : afp)

[BARRAGES DU MONDIAL-2026] À 40 ans, Edin Dzeko rêve d’offrir à la Bosnie une deuxième participation à un Mondial, en battant mardi (20 h 45) à Zenica l’Italie, pays qui a marqué sa longue carrière.

Sa 148e sélection sous le maillot de la Bosnie-Herzégovine, 66e au classement FIFA, est peut-être la plus importante d’une carrière internationale débutée en juin 2007 par Edin Dzeko. Ou la dernière. Après avoir inscrit en demi-finale des barrages européens le but de l’égalisation, son 73e en sélection, jeudi contre le pays de Galles, battu aux tirs au but (1-1 a.p., 4 tab à 2), l’avant-centre de 40 ans peut cimenter son statut de légende sportive de son pays si, douze ans après le Mondial-2014, la Bosnie dispute cet été la deuxième Coupe du monde de son histoire, et s’il prive l’Italie d’un troisième Mondial consécutif, mardi (20 h 45) à Zenica.«À mes yeux, aucune des deux équipes ne peut se dire favorite de cette finale. On peut le décrocher ce billet, a-t-il déclaré à Cardiff après la qualification. Cela serait quelque de fort pas seulement pour moi, mais aussi pour la nouvelle génération qui est en train d’émerger au sein de notre équipe.» C’est peu dire que Dzeko connaît bien ses adversaires : il a joué, en club, avec une bonne partie des cadres de la Nazionale : avec Gianluca Mancini et Riccardo Calafiori sous le maillot de l’AS Rome entre 2015 et 2021, avec Federico Dimarco, Nicolo Barella et Alessandro Bastoni à l’Inter Milan (2023-2025), et avec Moise Keane à la Fiorentina (2025).

«C’est notre point de référence ultime»

Même si cette dernière expérience en Serie A a pris fin après seulement quelques mois avant qu’il ne rejoigne en janvier Schalke 04 qui évolue en D2 allemande (6 buts en 8 matches), le phénomène de Sarajevo est profondément marqué par l’Italie. C’est à Rome qu’il a épousé Amra, c’est dans la capitale italienne et à Milan que sont nés ses quatre enfants et c’est à Florence que vit encore sa femme et ses enfants pendant qu’il fait des allers-retours entre Gelsenkirchen et la Toscane. Dzeko, qui parle parfaitement italien, est aussi représenté par une agence italienne World Soccer Agency.

Son ancien coéquipier en sélection, Miralem Pjanic, passé aussi longuement par l’Italie (AS Rome 2011-2016, Juventus Turin 2016-2020), ne doute pas une seconde de sa capacité à faire la différence malgré son grand âge et les 120 minutes passées sur le terrain à Cardiff. «C’est notre point de référence ultime, celui qui débloque les situations même les plus difficiles, a rappelé le Schifflangeois à La Gazzetta dello Sport. Il peut faire encore la différence tout seul par son QI de footballeur, nonobstant son âge.» Les statistiques vont dans ce sens : avec sa réalisation contre les Gallois, sa sixième lors de ces éliminatoires, Dzeko a enchaîné une vingtième année en ayant inscrit au moins un but en sélection.

Mieux encore, il totalise désormais 31 buts lors des qualifications pour un Mondial. Au niveau européen, seuls le Portugais Cristiano Ronaldo (41 buts en 52 matches) et le Polonais Robert Lewandowski (35 buts en 45 matches) ont fait mieux. Mais, qu’il marque ou pas, une qualification de la Bosnie serait un évènement majeur pour tout un pays : «La dernière fois qu’on s’est qualifié, les célébrations avaient duré des jours et on avait été fêté de façon spectaculaire, pas de raison que cela soit différent cette fois», avait-il rappelé fin 2025.

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