[MONDIAL-2026] Restée imperméable face à l’attaque de feu de la France, l’Espagne a remporté la première demi-finale, mardi à Arlington, grâce à des buts de Mikel Oyarzabal et Pedro Porro (2-0).
Il n’y aura ni troisième finale consécutive ni troisième étoile pour la France et Didier Deschamps. Sacrés en 2018 et finalistes malheureux en 2022 contre l’Argentine, les Bleus ont échoué à rejoindre l’Allemagne (1982-1986-1990) et le Brésil (1994-1998-2002) au panthéon des nations ayant disputé trois finales de suite. Mardi à Arlington (Texas), les coéquipiers de Kylian Mbappé ont subi la loi d’une équipe d’Espagne solide sur toute la ligne (2-0).
Cette demi-finale, remake de celles de l’Euro-2024 et de la Ligue des nations 2025 toutes deux remportées par la Roja, a basculé en faveur de l’Espagne sur un fait de jeu. Voulant dégager un ballon dans sa surface, Digne a touché Yamal, qu’il n’avait pas vu arriver lancé dans son dos, et a concédé un penalty. Le Barcelonais s’était-il emmené le ballon de l’épaule, ou du bras?
De l’épaule, a répondu la VAR, qui a confirmé le penalty sifflé par M. Barton, et offert à Mikel Oyarzabal une balle de 1-0 que le buteur de la Roja ne s’est pas fait prier pour transformer et inscrire son 5e but du tournoi (0-1, 22e). Amputés ensuite de l’un de leurs tauliers défensifs, William Saliba, sorti à la demi-heure de jeu sur blessure, les Français ont failli céder une seconde fois en première période quand Ruiz, au bout d’une merveille d’action collective, a été contré in extremis dans la surface par Upamecano (37e).
La France n’a jamais trouvé la clé
Incapables de cadrer en première période, où ils n’auront frappé que deux fois, les Bleus ont fini par craquer peu avant l’heure de jeu quand Pedro Porro, qui s’était bien appuyé sur Olmo, s’est présenté face à Maignan et a fusillé le gardien tricolore (0-2, 58e). Ce dernier s’est incliné une troisième fois, trois minutes plus tard, quand Lamine Yamal s’est joué de Digne dans la surface, mais le but du Barcelonais a été refusé pour hors-jeu (61e).
La France a alors tenté de répliquer mais malgré sa domination territoriale, elle n’est jamais parvenue à inverser le sort d’une partie largement maîtrisée par les Espagnols, dont il s’agissait de la deuxième demi-finale en Coupe du monde seulement (contre huit pour les Bleus). Et ce, malgré deux tentatives dangereuses de Mbappé, l’une en angle fermé qu’Unai Simón a repoussé en corner (64e), l’autre passée de peu à côté après avoir été déviée par Cucurella (67e).
Pour la première fois du tournoi, l’armada offensive française sera restée muette. Pour la sixième fois en sept matches, la défense de la Roja est, elle, restée imperméable. Elle sera encore soumise à rude épreuve dimanche à New York, que ce soit contre l’Argentine de Lionel Messi ou l’Angleterre du duo Harry Kane-Jude Bellingham, qui s’affrontent mercredi dans la deuxième demi-finale à Atlanta. Mais l’Espagne abordera la deuxième finale de son histoire (après celle remportée en 2010 contre les Pays-Bas) avec de sacrées certitudes, et pas seulement défensives.