[MONDIAL-2026] Seul Michael Olise a réalisé plus de passes décisives que lui, mais l’influence de Bruno Guimarães va au‑delà : il est le moteur du Brésil, qui affronte la Norvège, dimanche.
Il reste serein dans les moments de pression maximale, se démultiplie pour soutenir ses partenaires du milieu de terrain, Lucas Paqueta et Casemiro, et se joint à une attaque qui a inscrit neuf buts en quatre matches.
C’est le nouveau Dunga
Son rôle est généralement celui d’un milieu relayeur mais sa vision du jeu et ses passes en profondeur – courtes comme longues – pourraient bien lui valoir le qualificatif de meneur de jeu. Par sa capacité à casser les lignes, il est comparé à Dunga, le capitaine de la sélection sacrée en 1994. L’ancien milieu est resté dans les mémoires pour avoir assumé le brassard et une bonne partie des tâches créatives dans l’équipe de Romario et Bebeto, après la prestation décevante du numéro 10 et leader de l’époque, Rai.
Comme il y a 32 ans, la Seleção actuelle ne dispose pas d’un meneur de jeu classique en grande forme. Neymar, blessé en mai, n’a fait ses débuts qu’en fin de première phase et n’a pas joué contre les Japonais.
Ancelotti en a fait un incontournable. Le titularisant lors de quatorze des seize matches (2 buts, 6 passes décisives) qu’il a dirigés à la tête de l’équipe auriverde (il a manqué les deux autres sur blessure).
Le joueur lui‑même a confié qu’il faisait désormais partie du cercle restreint des leaders du vestiaire brésilien, avec Alisson, Marquinhos et Danilo. Un vrai changement par rapport au Mondial-2022 au Qatar.
Ses qualités seront une nouvelle fois nécessaires contre les Vikings d’Erling Haaland, un match pour lequel Ancelotti devra certainement modifier son milieu de terrain, en raison du forfait de Paqueta blessé à la cuisse gauche.
Le Brésil n’a jamais battu la Norvège (deux défaites et deux nuls).