[MONDIAL-2026] Il y a de l’électricité dans l’air, une rivalité historique à entretenir et surtout une place en finale en jeu, ce mercredi entre l’Angleterre et l’Argentine, deux cadors au parcours chaotique.
L’Angleterre et l’Argentine se disputent le même rêve, ce mercredi à Atlanta, ils partagent une histoire commune sulfureuse en Coupe du monde et ils ont emprunté le même chemin étriqué dans les matches couperets. L’Argentine est passée ric-rac contre le Cap-Vert (3-2 a.p.), l’Égypte (3-2) et la Suisse (3-1 a.p.). Son futur adversaire a peiné pour renverser les Congolais (2-1), souffert en altitude contre le Mexique (3-2) et fini épuisé, en prolongation, contre la Norvège (2-1).
«L’Angleterre a dû se battre, elle a encore dû s’arracher car elle n’a pas toujours été brillante par moments en seconde période, mais cette équipe a du cran», a résumé l’ex-international Alan Shearer sur BBC Sport. La bataille s’annonce passionnante notamment au milieu de terrain, très dense et costaud côté argentin (Paredes, De Paul, Mac Allister et Enzo Fernandez). Mais tous les regards seront forcément tournés vers Lionel Messi, le génie des champions du monde.
À 39 ans, l’octuple Ballon d’or a illuminé le Mondial avec son talent intact, ses buts à la pelle (8) et sa capacité déconcertante à passer du mode «économie d’énergie» aux inspirations dévastatrices. L’Angleterre, de son côté, a pour elle l’avant-centre le plus prolifique de la saison, Harry Kane, un binôme Rice-Anderson solide dans l’entrejeu, des ailiers rapides et dribbleurs, et un Jude Bellingham impressionnant de combativité et de talent au poste de n° 10.
«Ce n’est qu’un match de football»
Les deux équipes, dont le dernier affrontement en Coupe du monde remonte à 2002, ont livré des batailles épiques dans cette compétition. Il y a eu des exclusions fameuses, celles d’Antonio Rattin en 1966 et de David Beckham en 1998, et des buts sensationnels : la chevauchée fantastique de Michael Owen lors de France-1998. Et évidemment, douze ans plus tôt, la «Main de Dieu» enchaînée quatre minutes plus tard par le «but du siècle» du légendaire Diego Maradona.
Ce mythique doublé en quart de finale, au stade Azteca, avait offert aux Argentins une revanche symbolique par rapport au différend territorial sur les îles Malouines, dans l’Atlantique Sud, qui a déclenché une guerre en 1982 et que revendique toujours Buenos Aires. Le sélectionneur Lionel Scaloni a tenté de déminer d’éventuelles tensions entre supporters : «Ce n’est qu’un match de football».
Et le capitaine anglais, Harry Kane, a aussi appelé à laisser de côté «tout ce qui entoure l’histoire» dans un entretien au diffuseur britannique ITV. L’histoire s’écrira ce mercredi sur le terrain. En cas de victoire, les Anglais disputeront la deuxième finale de Coupe du monde de leur histoire, après celle gagnée en 1966 (leur dernier titre). Les champions du monde argentins se battent eux pour en disputer une deuxième d’affilée.