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[Cyclisme] L’Italienne Elisa Balsamo championne du monde, Christine Majerus 33e


Elisa Balsamo , la bonne surprise italienne à l'arrivée des championnats du monde dames (Photo : AFP).

Les Néerlandaises, dominatrices et en surnombre, ont été battues au sprint ce samedi à Louvain par l’Italienne Elisa Balsamo, 23 ans, sacrée championne du monde devant Marianne vos et la Polonaise Katarzyna Niewiadoma. Christine Majerus a terminé à la 33e place.

Les Néerlandaises ne semblaient pas pouvoir être battues dans le final des Mondiaux longs de 157, 7 kilomètres, ce samedi à Louvain. Elles auraient pu tenter des échappées, mais préférèrent tout axer dans un sprint pour le compte de Marianne Vos. Or l’ancienne championne du monde s’est finalement inclinée par la surprenante italienne Elisa Balsamo, 23 ans.

L’histoire retiendra que c’est à 21, 5 kilomètres, dans la côte du Pressoir dans l’avant-dernier tour, que Christine Majerus comme tant d’autres, a laissé apparaître ses limites du jour. On rappellera au passage que depuis un mois la championne nationale n’avait pu prendre à la moindre course internationale, suite à sa lourde chute survenue sur le Simac Ladies Tour, chute qui lui occasionnera une commotion cérébrale. On admettra donc qu’elle n’a pas eu à rougir à laisser filer les meilleures samedi.

Cette accélération spectaculaire était un premier groupe de chauffe dans ces Mondiaux qui se sont disputés comme prévu, à l’usure.

Au pied de cette difficulté, les plus fortes, derrière l’Espagnole Mavi Garcia, échappée, se sont retrouvées devant. On repérait une vingtaine de concurrentes dont Marianne Vos, la Néerlandaise. Mais celle-ci étant isolée, le groupe placé en chasse est rentré. Un groupe où figurait donc Christine Majerus. Plus de peur que de mal pour la Luxembourgeoise qui dès lors, prenait bien soin de rester placée dans les premières positions du peloton réduit à dix unités.

«Un rêve qui se réalise»

Mavi Garcia sera reprise à un peu plus de dix kilomètres de l’arrivée. Dès lors on assista à une main-mise des Néerlandaises, en surnombre,  sur la course. La dernière ascension de la côte du Pressoir, placée à six kilomètres de l’arrivée,  s’est donc avérée décisive.

Comme prévu les plus fortes en profitèrent pour faire la différence. Ellen Van Dijk mena au pied, Marianne Vos, suivait. Le Polonaise Katarzyna Niewiadoma et l’Italienne Elisa Longho Borghini semblaient avoir fait le plus dur. Mais elles se regardaient et une vingtaine de concurrentes lâchées finissaient par revenir. Sauf Christine Majerus, repérée dans un petit groupe placé juste derrière en contre.

À trois kilomètres de la ligne, Ellen Van Dijk remettait le couvert. En vain. Puis dans la dernière difficulté, la côte de Saint-Antoine, Katarzyna Niewiadoma remettait le couvert. Même motif, même punition. Ces Mondiaux allaient se terminer par un sprint dune vingtaine de concurrentes.

Et là, surprise, jamais Marianne Vos ne put dépasser l’Italienne Elisa Balsamo, tout simplement plus puissante. En pleurs, l’Italienne avait du mal à réaliser.  «Je n’ai pas les mots, c’est incroyable, mon équipe a réalisé un travail extra, je n’ai pas de mots. Pour le sprint, ma coéquipière m’a lancé parfaitement, j’étais bien placée et j’y suis allée à fond. Il me faudra du temps pour réaliser. C’est un rêve qui se réalise», expliqua à l’arrivée la nouvelle championne du monde qui court habituellement pour l’équipe Valcar.

Christine Majerus était classée à la 33e place, à 50 secondes.

Denis Bastien

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