L’icône mexicaine de la boxe a battu le champion français à l’expérience dans la nuit de samedi à dimanche à Riyad, pour récupérer la ceinture WBC des super-moyens.
«Canelo», légende du sport qui a gagné des ceintures mondiales dans quatre catégories différentes au cours de sa carrière, a infligé au Français Christian Mbilli sa première défaite comme professionnel au terme d’un combat maîtrisé et remporté aux points sur décision unanime des juges.
«Je ne sais pas quoi dire, c’est tout simplement incroyable», lance le Mexicain, ému, après le combat. «Après 21 ans comme professionnel, et près de 16 ans après mon premier titre, de gagner à nouveau une ceinture, c’est fou», ajoute «Canelo» Alvarez, qui signe dimanche sa 64e victoire (dont 39 KO, pour 3 défaites et 2 nuls) avec son succès contre Mbilli, qui était jusqu’ici invaincu (29 victoires).
Le choc, l’un des plus attendus de l’année dans le monde de la boxe, a été organisé dans un contexte tendu, avec des attaques quasi quotidiennes de missiles et de drones attribuées aux Houthis visant le royaume saoudien, provoquant l’annulation de plusieurs événements.
Plus économe, plus efficace
C’est un véritable désenchantement pour le Français de 31 ans, qui avait à cœur de montrer qu’il était le plus fort de la catégorie (-76,2 kg) face à un combattant de cinq ans son aîné («Canelo» a 36 ans). Mais il n’a jamais vraiment réussi à prendre le dessus sur le Mexicain, dans un duel aux styles opposés : Mbilli, alias «Solide», est un redoutable cogneur qui ne rechigne jamais au combat, quand «Canelo» a misé sur la patience et la science de l’impact, économe avec ses poings mais bien plus efficace.
Mbilli a envoyé 324 coups dans ce choc en 12 rounds, et seuls 91 ont payé, quand Alvarez en a donné 186 pour 132 d’efficaces, ce qui a coûté la victoire au Français.
Avec cette première défaite au goût amer, le natif de Yaoundé, au Cameroun, rend sa ceinture WBC des super-moyens, qu’il avait récupérée en janvier après la retraite de l’Américain Terence Crawford.