NBA Il n’a ni les 2,24 m de Victor Wembanyama, ni l’adresse de Stephen Curry, mais l’espoir espagnol des Boston Celtics Hugo Gonzalez, 20 ans, s’est fait sa place en NBA grâce à ses qualités de défenseur et sa culture de la gagne inculquée au Real Madrid.
«Hugo occupe le même rôle que j’avais en tant que rookie : être le gars qui amène de l’énergie et de la défense à une équipe qui lutte pour être premier ou deuxième de sa conférence», l’a encensé son coéquipier Jaylen Brown, qui a porté les Celtics toute la saison en l’absence de Jayson Tatum.
«Ce que je ne savais pas, c’est à quel point Hugo est athlétique. Il va avoir une belle carrière en NBA, il a le talent et la bonne mentalité. Avoir un rookie qui impacte autant nos chances de victoire c’est vraiment génial», ajoute la star américaine.
L’apport du jeune madrilène à une ossature collective solide autour de joueurs expérimentés, champions en 2024 (Brown, White, Hauser), a permis à Boston de battre tous les pronostics dans la Conférence Est, et de se replacer comme favori avec le retour de Tatum.
«De la chance de tomber dans une culture»
«On dit que les titres se gagnent en défendant, et eux ils ont en 18. C’est qu’ils doivent en savoir quelque chose!», rappelle Gonzalez, dont la formation au Real l’a idéalement préparé à occuper ce rôle. «J’ai vraiment eu de la chance de tomber dans une culture qui me permet de m’améliorer et qui fait ressortir mes meilleures qualités», estime-t-il.
L’international espagnol (2 sélections), sait aussi qu’il représente plus que son pays dans une Ligue de plus en plus internationalisée. «Je crois que nous sommes en train de démontrer que les talents européens sont dans beaucoup de situations aussi forts que les Américains, et que nous pouvons rivaliser avec eux», affirme Gonzalez.
«Le fait d’avoir été formé au Real, jouer au haut niveau depuis petit, avec la passion et l’obligation de gagner, cela aide dans des matchs à enjeux ou lorsque l’on arrive en play-offs, même en étant un rookie», explique le n° 28 du géant vert.
«Jamais je n’aurais pu imaginer jouer un rôle aussi important. Les choses se déroulent vraiment bien pour moi, mais ce ne sont que 70 matchs, nous n’avons encore rien gagné et moi je n’ai rien fait individuellement», tempère-t-il.
Ses performances remarquées, dont un double-double (18 points, 16 rebonds) contre Milwaukee début mars, avec trois interceptions et deux contres, pourrait cependant lui offrir une place dans le cinq des meilleurs rookies.
Déjà un bel accomplissement pour un joueur que personne n’attendait là. Avant, peut-être, de viser encore plus haut dès la fin du mois d’avril.