La ministre de la Mobilité s’engage à déposer avant la fin de l’année un texte encadrant les caméras-piétons pour le personnel des transports publics. En échange, les pirates suspendent leur amendement.
Les pirates et la ministre de la Mobilité, Yuriko Backes, sont parvenus ce jeudi matin à un compromis sur l’introduction de caméras-piétons dans les transports publics. L’accord a été trouvé à 10 h 15, lors d’une réunion de la commission de la Mobilité de la Chambre des députés, selon un communiqué du Parti pirate.
Dans le cadre du projet de loi nᵒ 8335, les pirates avaient proposé un amendement pour que soit créée une base légale équipant de bodycams le personnel des transports publics. Afin de ne pas retarder davantage la procédure législative, ils laissent cet amendement de côté pour le moment.
En contrepartie, la ministre s’est engagée à déposer un texte de loi à la Chambre d’ici à la fin de l’année. Celui-ci reprendra l’initiative des pirates et sera sécurisé sur le plan juridique avec les juristes du ministère.
«Ceux qui travaillent chaque jour dans un train, un bus ou un tram doivent pouvoir compter sur leur protection. C’est pourquoi nous avons pris l’initiative de rendre possibles les caméras-piétons dans les transports publics», explique Marc Goergen. «Nous saluons l’engagement de la ministre. Avec ce compromis, nous faisons avancer le dossier ensemble et posons les bases d’un cadre clair et juridiquement sûr.»
Le député insiste sur l’équilibre recherché : «Nous voulons un cadre qui protège le personnel tout en respectant les droits des passagers. La sécurité du personnel et des passagers doit être une priorité. Lorsque le texte sera présenté, nous nous engagerons pour une mise en œuvre rapide et pertinente.»