Lundi dernier, le ministère de l’Éducation nationale avait annoncé une série de mesures visant à améliorer le quotidien des élèves à besoins spécifiques dans les écoles fondamentales du pays.
Les partenaires sociaux réagissent face aux annonces du gouvernement. Dans un communiqué publié ce lundi, le syndicat Éducation et Sciences (SEW) de l’OGBL est revenu sur le plan d’action présenté la semaine dernière par le ministre de l’Éducation nationale, Claude Meisch. Une série de mesures qui répondait à une situation «d’urgence» pour inclure au mieux les élèves à besoins spécifiques dans les écoles du pays. Des élèves, qui, comme le soulignait le ministre dans nos colonnes, sont «de plus en plus nombreux que dans le passé».
Pour le SEW, ces mesures correspondent globalement à ses revendications et propositions formulées en janvier dernier. Parmi elles, le syndicat demandait «la mise en place d’une procédure de gestion de crise nationale». Désormais, deux agents (assistant ou instituteur spécialisé) pourront intervenir immédiatement «en cas de crise émotionnelle aiguë» d’un élève. Ils pourront ainsi décider de l’exclure du cours et de l’école pendant au maximum trois jours.
Une rencontre avec le ministre en avril
Si le syndicat salue ces mesures, certaines questions restent en suspens, notamment celle de la volonté parentale dans les cas de situation de «crise aiguë». Dans son communiqué, le SEW de l’OGBL rappelle «qu’il s’était prononcé en faveur de la mise en place d’un clair permettant, dans l’intérêt supérieur de l’enfant, un accompagnement psycho-éducatif provisoire, tout en informant les parents.» Pour le syndicat, «les dispositions actuelles limitent la capacité d’agir sur le terrain». Des plus, pour le SEW, «les informations concernant la mise en œuvre concrète font encore défaut (…) C’est un premier pas, mais il reste insuffisant».
Le syndicat Éducation et Sciences (SEW) de l’OGBL rencontrera le ministre de l’Éducation nationale en avril pour faire le point sur les différentes annonces.