Lundi, la Chambre des députés est revenue sur la levée des sanctions contre l’oligarque russe Mikhaïl Fridman, le jour même de la visite du ministre ukrainien des Affaires étrangères.
Lors de son entrevue avec son homologue Andrii Sybiha, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Xavier Bettel, a réaffirmé l’engagement du Grand-Duché à poursuivre son soutien militaire, politique et humanitaire à l’Ukraine. Il a également souligné l’importance de préserver l’unité européenne face à l’agression russe.
Cette unité européenne a cependant été mise à l’épreuve lors de la dernière prolongation des sanctions contre la Russie. Le Premier ministre, Luc Frieden, a maintenu, en commission parlementaire, que le Luxembourg n’avait pas demandé de sa propre initiative le retrait de l’oligarque Mikhaïl Fridman de la liste des sanctions. «En revanche, une fois la décision de revoir la liste prise, le Luxembourg s’est dit favorable à cette démarche, pour des raisons liées à la plainte déposée contre l’État», précise le compte rendu publié sur le site de la Chambre des députés.
L’oligarque russe, considéré comme proche de Vladimir Poutine, a en effet engagé une procédure d’arbitrage pour réclamer un dédommagement de 1,6 milliard de dollars à la suite du gel de ses avoirs au Grand-Duché. Luc Frieden a affirmé que cette plainte était désormais sans objet. Il a néanmoins reconnu que la procédure d’arbitrage n’était pas formellement close.
Les communiqués officiels ne précisent pas si l’affaire Fridman a été évoquée lors des échanges avec le chef de la diplomatie ukrainienne. Dans l’après-midi, Andrii Sybiha a également été reçu par le président de la Chambre, Claude Wiseler, accompagné d’une délégation de députés.