Le nouveau procès pour viol du magnat déchu du cinéma américain Harvey Weinstein s’est ouvert hier à Manhattan, après qu’un précédent jury n’est pas parvenu à un verdict en juin. Ce rendez-vous judiciaire porte sur l’accusation de viol en 2013 de l’actrice Jessica Mann.
Un éventuel acquittement ne permettrait toutefois pas la libération du fondateur des studios Miramax, 74 ans, incarcéré dans le cadre d’autres affaires.
Dans la matinée, l’ex-producteur américain est arrivé au tribunal en fauteuil roulant, comme lors des audiences pour préparer ce procès, le visage émacié au-dessus d’une cravate grise et d’un costume sombre, la voix grave et traînante.
Harvey Weinstein «garde espoir et s’attend à une procédure équitable où les faits le disculperont», affirme son porte‑parole Juda Engelmayer.
Lors du procès en juin 2025 à Manhattan, il a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur l’ancienne assistante de production Miriam Haley, forcée à subir un cunnilingus en 2006, et acquitté pour une agression sexuelle similaire présumée la même année sur la mannequin polonaise Kaja Sokola.
Mais des tensions pendant les délibérations des jurés avaient conduit le juge à déclarer la procédure concernant Jessica Mann nulle, afin qu’elle soit rejugée.
Le procès qui s’est ouvert mardi devant la Cour suprême pénale de l’État de New York n’efface pas les deux verdicts rendus, dont Harvey Weinstein a fait appel. Le producteur de Pulp Fiction et Shakespeare in Love a également été condamné en 2023 en Californie à 16 ans de prison pour le viol d’une actrice européenne il y a plus de dix ans. Il a là aussi fait appel et une audience est fixée au 23 avril.
Au cours de son nouveau procès, il ne pourra pas être interrogé sur les faits déjà jugés, a tranché le magistrat chargé de l’affaire, Curtis Farber.
Plus de 80 femmes ont accusé l’ex-magnat du cinéma de violences sexuelles depuis 2017.