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Syrie : 22 morts dans des attentats contre l’armée


Photo remise par l'agence de presse officielle syrienne, Sana, montrant les suites d'un double attentat suicide à Homs, le 26 janvier 2016. (Photo : AFP)

Au moins 22 personnes, dont deux officiers, ont été tuées et plus de 100 blessées mardi dans un double attentat suicide visant un poste de contrôle de l’armée à Homs en Syrie, a indiqué la télévision d’Etat.

Les attentats ont été commis par deux kamikazes arrivés à bord d’une voiture au barrage militaire du quartier de Zahra à Homs (centre), cible de plusieurs attaques sanglantes ces derniers mois.

L’un des kamikazes est sorti de la voiture avant que l’autre ne se fasse exploser à l’intérieur du véhicule, a précisé le gouverneur de Homs Talal Barazi. Le second kamikaze a ensuite fait détoner sa ceinture d’explosifs sur les lieux de la première attaque où les gens arrivaient pour porter secours aux victimes.

La télévision d’Etat a annoncé au moins 22 morts dans le double attentat, en précisant que plusieurs blessés étaient dans un état grave. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) qui dispose d’un vaste réseau de sources à travers le pays en guerre a donné un bilan de 21 morts, dont 13 membres des forces du régime.

Selon le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, le kamikaze sorti de la voiture portait une tenue militaire. Le Conseil des ministres syrien, cité par l’agence officielle Sana, a condamné «les deux attentats terroristes dans le quartier de Zahra» où vivent des alaouites, la communauté du président Bachar al-Assad.

Le dernier attentat a Zahra a fait le 28 décembre 14 morts et 132 blessés. Le 12 décembre, un attentat à la voiture piégée avait fait 16 morts et 54 blessés. Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué plusieurs attentats à Zahra.

Début décembre, des centaines de rebelles avaient quitté Waer, le dernier quartier qu’ils contrôlaient encore à Homs, en vertu d’un rare accord de cessez-le-feu supervisé par l’ONU, ouvrant ainsi la voie à une reprise totale de cette grande ville par le régime Assad.

Une grande partie de la province de Homs reste néanmoins toujours sous le contrôle des insurgés, notamment ceux du Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, dans le nord, et de l’EI dans l’est, dont la célèbre ville antique de Palmyre.

AFP/M.R.

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