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L’Iran défie les Etats-Unis et menace Donald Trump


(Photo : AFP)

L’Iran a menacé mardi le président américain, en rejetant ses avertissements de la veille et en promettant que plus aucune goutte de pétrole ne sortirait du Moyen-Orient «jusqu’à nouvel ordre».

«L’Iran n’a pas peur de vos menaces vides. Des plus puissants que vous ont essayé d’éliminer la nation iranienne et n’ont pas réussi. Faites attention à ne pas être éliminé vous-même!», a écrit Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, sur X.

La République islamique a balayé les propos lundi de Donald Trump, qui parlait de guerre «quasiment» terminée et jurait de frapper «plus fort» si Téhéran continuait de paralyser la circulation du pétrole dans la région. Une perspective qui angoisse les marchés, face à un conflit qui embrase le Moyen-Orient depuis le 28 février.

Le détroit d’Ormuz comme arme stratégique

«Les forces armées iraniennes (…) n’autoriseront pas l’exportation d’un seul litre de pétrole de la région vers le camp ennemi et ses partenaires jusqu’à nouvel ordre», a déclaré Ali Mohammad Naini, porte-parole des Gardiens de la Révolution. Le pouvoir iranien contrôle de facto le très stratégique détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).

Le régime affiche sa détermination après avoir désigné dimanche l’ayatollah Mojtaba Khamenei nouveau guide suprême, dix jours après la mort de son père par des frappes israélo-américaines dans lesquelles il a lui-même été blessé.

«Les efforts pour réduire et contrôler le prix du pétrole et du gaz seront ponctuels et vains. En temps de guerre, le commerce est tributaire de la sécurité régionale», a assuré le porte-parole des Gardiens. Ces derniers ont même promis de laisser transiter par le précieux passage «tout pays arabe ou européen qui expulserait les ambassadeurs israélien et américain de son territoire».

Ces propos tranchent singulièrement avec ceux de Donald Trump la veille. «La guerre va se terminer bientôt», avait-il assuré. Il a menacé de frapper l’Iran «beaucoup plus fort» si Téhéran «prenait le monde en otage» en bloquant le détroit d’Ormuz.

Le dirigeant américain a aussi annoncé qu’il allait lever certaines sanctions sur le pétrole «afin de réduire les prix» qui se sont envolés ces derniers jours. La reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz est «absolument cruciale», a affirmé le PDG d’Aramco, mettant en garde contre de potentielles «conséquences catastrophiques».

«Briser les os»

Israël «brisera les os» du pouvoir iranien, mais n’en a «pas encore fini» avec lui, a déclaré de son côté le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Son armée a annoncé une nouvelle série de frappes sur Téhéran et continue de viser le Liban, victime collatérale de la guerre.

Plus de 667 000 personnes ont été déplacées par les frappes israéliennes chez son voisin, dont 100 000 en 24 heures, selon le HCR. Enfin, la Turquie a annoncé le déploiement d’un système Patriot «pour soutenir la protection de son espace aérien».

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