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La Turquie doit cesser ses « menaces » pour négocier avec la Grèce


Depuis début août, la Grèce et la Turquie s'observent en Méditerranée, non sans provocations. (illustration AFP)

La Turquie doit cesser ses « menaces » contre la Grèce afin que des négociations s’engagent pour réduire les tensions entre Ankara et Athènes, a affirmé vendredi le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.

« Laissons de côté les menaces, afin que des contacts puissent s’établir », a estimé le chef de l’exécutif grec à l’occasion d’une visite à Athènes d’un haut responsable du Parti communiste chinois. Le ministre des Affaires étrangères Nikos Dendias et le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres devraient s’entretenir vendredi des « activités hors la loi » de la Turquie, a ajouté le Premier ministre.

Jeudi soir, Athènes avait démenti des discussions avec Ankara sur une désescalade en Méditerranée orientale, après un tweet du secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg affirmant le contraire. Selon ce dernier, la Grèce et la Turquie, membres de l’Alliance, étaient convenus « d’entamer des pourparlers techniques à l’Otan », avec l’objectif de prévenir tout nouvel incident en Méditerranée orientale, où un bateau sismique turc accompagné de navires de guerre se trouvent dans les eaux grecques depuis le 10 août. L’information a rapidement été démentie par la diplomatie grecque, qui a averti jeudi que « la désescalade n’aura lieu qu’avec le retrait immédiat de tous les navires turcs du plateau continental grec. »

Depuis le 10 août, Ankara a déployé son bateau sismique Oruç Reis et son escorte de navires de guerre turcs pour procéder à des explorations au large de l’île grecque de Kastellorizo, à 2 km des côtes turques, dans une zone riche en hydrocarbures. Fin août, les tensions sont montées d’un cran entre la Turquie et la Grèce, qui ont effectué des manœuvres militaires rivales, la première avec les États-Unis puis avec la Russie, la seconde avec la France, Chypre et l’Italie.

De son côté, l’Union européenne menace la Turquie de nouvelles sanctions si aucun progrès dans le dialogue n’est fait.

LQ/AFP

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