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À Vienne, la Serbie et la Macédoine appellent l’UE à agir


La police macédonienne autorise les migrants près de la ville de Gevgelija, ce jeudi 27 août. (photo AFP)

La Serbie et la Macédoine ont appelé jeudi l’UE à agir pour régler la crise des migrants, au cours du sommet de Vienne auquel participent des dirigeants des Balkans de l’Ouest et la chancelière allemande Angela Merkel.

Les deux pays sont parmi les plus importants points de passages des dizaines de milliers de migrants qui tentent de rejoindre l’Union européenne à travers la « route des Balkans de l’Ouest ».

« Nous faisons face à la plus grande crise de réfugiés depuis la Seconde guerre mondiale. C’est une vraie migration de peuples et la Serbie est un pays de transit », a déclaré le ministre serbe des Affaires étrangères Ivica Dacic. « Je crois que l’Union européenne doit proposer un plan d’action et puis nous demander de nous y joindre. Je vais être très direct, nous sommes en train de supporter le poids du problème », a-t-il dit.

Son homologue macédonien Nikola Poposki a souligné que son pays, débordé par l’afflux des migrants et qui a proclamé l’état d’urgence à la frontière la semaine dernière, accueillait chaque jour 3000 nouveaux arrivants en provenance de la Grèce voisine. « À moins d’avoir une réponse européenne à cette crise (…), personne ne doit nourrir l’illusion que cela peut être réglé », a dit le ministre. « Nous devons agir maintenant, et nous pouvons probablement le faire avec cette conférence de Vienne, et trouver une solution européenne ».

« Sinon des pays tenteront de résoudre la crise par des mesures unilatérales »

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a déclaré que la crise des migrants était « un défi qui nous touche au coeur de nos valeurs européennes, les valeurs d’humanité et de solidarité ». Renouvelant son appel à réformer le système de Dublin qui organise l’examen des demandes d’asile en Europe « pour distribuer les réfugiés équitablement au sein de l’UE », il a annoncé que l’Allemagne allait verser une aide d’un million d’euros aux pays des Balkans de l’ouest pour les aider à faire face à la crise des réfugiés.

Mais il a appelé ces pays à expliquer à leurs citoyens qu’il n’avaient « pratiquement aucune chance d’obtenir l’asile en Allemagne », soulignant que près de 40% des demandeurs d’asile en Allemagne venaient des pays des Balkans de l’Ouest.

Son homologue autrichien Sebastian Kurz a lui aussi estimé que la crise « nécessite désespérément une solution pan-européenne ». « Si nous n’arrivons pas à trouver une solution européenne commune et rapide, de plus en plus de pays, comme la Hongrie et le Danemark, tenteront de résoudre la crise par des mesures unilatérales », a-t-il averti. « Cela ne marchera pas, et cela mettra en danger surtout notre conception européenne de frontières ouvertes », a-t-il ajouté.

AFP / S.A.

 

Un commentaire

  1. Ce Monsieur Kurz semble ignorer que les frontières ouvertes ne le sont qu’à l’intérieur de l’espace Schengen. Or les frontières extérieures de la Hongrie sont justement les frontières de cet espace qui ne sont en aucun cas ouvertes.
    Sinon, pourquoi n’y aurait-il pas bientôt un nouveau déferlement en provenance de l’Ukraine, pays en totale décomposition et comprenant aussi des zones de guerre?

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