Après six mois d’accompagnement, d’ateliers et d’échanges, le Challenge famille presque zéro déchet s’est achevé au jardin de Matgesfeld à Sanem.
C’était un véritable défi alors que la surconsommation et le suremballage sont devenus la norme. En janvier, 26 foyers français et luxembourgeois se sont lancés dans le Challenge famille presque zéro déchet avec un objectif : revoir leurs habitudes de consommation et réduire le contenu de leurs poubelles.
Organisé dans le cadre du projet transfrontalier ACTE – Alzette Belval, le défi a débuté avec une conférence de Jérémie Pichon, fondateur du challenge. Pendant six mois, les participants ont ensuite bénéficié d’un accompagnement régulier et d’ateliers autour de nombreuses thématiques comme la fabrication de shampoing solide, la conserverie, le jardinage ou la visite du centre de réemploi SIVEC à Schifflange.
Des changements concrets
Même si plusieurs foyers produisaient déjà moins de déchets que la moyenne régionale avant le début du challenge, sept familles sur dix ont réussi à améliorer leurs performances.
Une famille de Schifflange, composée de deux parents et de trois jeunes enfants, a par exemple réduit de 50 % ses déchets en verre et biodéchets. «Avec le challenge, on fait beaucoup plus attention à ce que l’on consomme. Nous planifions davantage nos courses et réfléchissons avant d’acheter», explique le père de famille. Certains déchets restent toutefois difficiles à éviter. «Nous avons utilisé davantage de papier et d’ordures ménagères pendant cette période, notamment parce que nos enfants grandissent et utilisent plus de couches, mais aussi à cause des emballages liés aux cadeaux qu’ils ont reçus.»
Parmi les difficultés se trouve également la réduction des emballages plastiques qui a donné du fil à retordre à de nombreux participants. «Pour les enfants, tout est sur-emballé, regrette Débora, habitant à Belvaux. Réduire ses déchets demande beaucoup d’organisation, notamment pour préparer ses courses. Il reste également difficile de trouver certains produits en vrac.» Originaire de Soleuvre, Catherine dresse le même constat. «Ce qui manque, ce sont davantage de marchés hebdomadaires proches des habitants et à des horaires accessibles.»
Une transition qui se construit ensemble
Au-delà des chiffres, ce challenge a surtout permis de créer une dynamique entre les familles participantes. Les échanges d’expériences, sur les réussites comme les difficultés, ont montré que la transition écologique se construit collectivement et pas à pas.
Huit familles ont été récompensées pour leurs efforts par des lots. Les lauréats se sont distingués non seulement par leurs résultats, mais aussi par leur participation aux ateliers proposés tout au long du challenge. Toutes les familles ont reçu un diplôme en papier ensemencé.