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Contraceptifs au désogestrel : un risque accru mais «faible» de méningiome


(Photo d'illustration : Pixabay)

Suite à une évaluation du comité de pharmacovigilance, le ministère de la Santé a mis à jour les recommandations concernant deux  contraceptifs. Ces médicaments pouvant faire courir un risque accru mais faible de méningiome.

La prise de certains contraceptifs peut entraîner un risque légèrement accru de méningiome. Ce dernier est jugé très faible, d’après les données disponibles, souligne le ministère de la Santé dans un communiqué publié ce jeudi. Les médicaments concernés sont ceux contenant du désogestrel et de l’étonogestrel. La notice de ces produits a été mise à jour, après une recommandation du comité de pharmacovigilance et d’évaluation des risques des médicaments (PRAC), afin d’informer les patientes.

À la suite de cette décision, et sous l’autorité de la Division de la pharmacie et des médicaments de la Direction de la santé, les laboratoires concernés ont informé les professionnels de santé des nouvelles mesures de sécurité.

Quel comportement adopté ?

Ces contraceptifs sont désormais contre-indiqués chez les femmes présentant un méningiome ou ayant des antécédents de méningiome. Les professionnels de santé sont également invités à tenir compte d’une exposition antérieure à d’autres progestatifs lors de l’évaluation du traitement contraceptif le plus adapté.

Le ministère de la Santé note également que «les femmes utilisant actuellement l’un de ces contraceptifs peuvent poursuivre leur traitement normalement » et « qu’il est important de ne pas interrompre sa contraception sans avis médical, en raison du risque de grossesse non désirée».

«La très grande majorité des femmes utilisant ces contraceptifs ne développeront jamais cette affection. Le risque semble toutefois augmenter avec la durée d’utilisation et être plus élevé chez les femmes âgées de plus de 45 ans.»

Qu’est ce que sont les méningiomes ?

Le ministère de la Santé et de la Sécurité sociale rappelle que les méningiomes sont des tumeurs généralement bénignes des méninges entourant le cerveau et la moelle épinière. Leur évolution est habituellement lente. Selon leur localisation, ils peuvent provoquer différents symptômes : des troubles de la vision ou de l’audition, des acouphènes, une perte de l’odorat, des maux de tête persistants, des troubles de la mémoire, des crises d’épilepsie ou une faiblesse d’un membre.

En l’absence d’antécédent de méningiome ou de symptômes évocateurs, il n’est pas nécessaire de consulter un médecin en urgence. Les patientes qui ont des questions ou des inquiétudes peuvent en discuter avec leur médecin ou leur gynécologue lors de leur prochain rendez-vous.

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