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Smart propose un retour aux 39 heures


Des compensations financières sont prévues.

À Hambach, Smart France propose un retour aux 39 heures pour rester compétitif.

Ouvertes depuis le 17 juin, les négociations annuelles obligatoires (NAO) au sein de Smart France durent. Le constructeur automobile propose un accord qui consiste à passer de 35 à 39 h/semaine. La stratégie : réduire le coût horaire du travail de 6 % et augmenter la compétitivité du site. La direction prévoit une augmentation de 120 euros brut/mois et une prime annuelle unique de 1 000 euros pour toutes les catégories professionnelles.

« Comme notre coût horaire du travail est trop élevé, cela signifie augmenter le temps de travail de 12 % et les salaires de 6 % », annonce Philippe Steyer, directeur des ressources humaines. Il invite les organisations syndicales à valider ce « pacte pour l’emploi jusqu’en 2020. C’est un signal fort envoyé au groupe Daimler pour assurer la pérennité du site. Soit on anticipe cette décision pour mettre toutes les chances de notre côté, soit on se revoit dans les trois ans avec une menace au-dessus de la tête. »

Efforts pour tous les salariés

L’effort demandé touche aussi les cadres et les ETAM (employés, techniciens et agents de maîtrise). Ces personnels n’ont pas de référence horaire, mais bénéficient d’un forfait jour basé sur 218 jours de travail et 10 jours de RTT. Par souci d’équité, il leur est proposé de les restituer. Du côté de la CFDT, c’est un «non» catégorique « car passer à 39 h/semaine est un retour en arrière. Notre proposition est d’augmenter les salaires de 3 % sur une base de 35 h. »

Mercredi, Smart France a fait un geste d’ouverture. La direction propose de passer de 35 à 37 h/semaine au 1 er octobre prochain, de 37 à 39 h pour 2016, 2017 et 2018 puis de revenir à 37 h en 2019. Dans les rangs de la CFE-CGC, les adhérents seront bientôt consultés. « Nous voulons des preuves tangibles sur l’avenir du site et un effort sur le brut mensuel .» À la CFTC, on ne s’avance pas car on se dit « encore en pleine négociation » D’ici mercredi, ces positions auront le temps d’évoluer.

Fabien Siegwart (Le Républicain lorrain)

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