Le centre social de Hayange a vu sa subvention municipale coupée en deux en juin. Sans financement extérieur, il pourrait fermer ses portes en novembre. Une nouvelle marche est prévue le 18 septembre pour défendre sa cause.
Et de deux. Le centre social Casc organise une seconde manifestation à Hayange pour sauver ses emplois et sa structure. Elle aura lieu le vendredi 18 septembre à partir de 14 h. Rendez-vous place de l’Esplanade. Le Centre d’animation socioculturelle de Saint-Nicolas-en-Forêt mobilise pour faire revenir la municipalité sur sa décision. Celle-ci lui a attribué une subvention de 48 000 € fin juin. Soit la moitié de son apport annuel. Depuis, le centre social se bat. Selon son directeur, Hassan Bouchlarhem, la conséquence serait immédiate : la trésorerie sera à sec fin octobre, les cinq salariés devront être licenciés.
Autrement dit, ce sera la mort du Casc. D’où sa mobilisation. Le centre social a organisé une première manifestation le 19 juillet devant son siège à Saint-Nicolas-en-Forêt. La marche à travers le quartier a rassemblé 90 personnes. Une manifestation aux allures de balade collective derrière la banderole car la sous-préfecture n’avait pas accordé l’autorisation de défiler dans la rue. Cette fois, l’accord est donné. Les organisateurs attendent au moins 400 personnes.
Pétition
«En juillet, on avait surtout invité les adhérents» de la structure, explique Sylviane Kopytowski, la présidente. La manifestation se situait au cœur du quartier et de l’été. Depuis, l’appel à la marche a tourné sur les réseaux durant tout l’été. «Cette fois, on a l’autorisation de manifester dans la rue car il y aura la camionnette de la CGT. Il y aura aussi la CFDT. Les syndicats de toute la Moselle sont mobilisés. On a invité tous les maires de l’agglomération, la fin de la structure, ça les concerne aussi.» Les militants de LFI, déjà présents en juillet, pourraient être de retour. La marche partira de l’Esplanade pour arpenter la rue de Gaulle, puis bifurquer et remonter la rue Foch jusqu’au parvis de l’hôtel de ville. «Là, on remettra symboliquement la pétition en ligne et la pétition papier. On a eu 1 348 signatures en ligne et plus de 400 sur le papier», poursuit Sylviane Kopytowski.
«Je ne céderai pas»
«On espère toujours» faire revenir la municipalité sur sa décision. «La Caisse d’allocations familiales doit rencontrer le maire, elle veut connaître ses intentions pour 2027 et 2028.» La CAF pourrait apporter une aide ponctuelle tout comme le Département. Mais ensuite ? La subvention municipale sera-t-elle encore coupée en deux chaque année faute de résultats jugés concluants par la mairie ? La Vallée de la Fensch peut-elle se permettre de perdre un centre social avec ses actions solidaires et ses liens au cœur du quartier et du centre-ville ? Qu’est-ce qui remplacerait la structure en cas de fermeture ?
«L’avenir nous le dira», prévient Fabien Engelmann. En attendant, le maire de Hayange campe sur ses positions. «Il n’y aura pas de changement de notre part. Je ne céderai pas. Ce sont des gens qui ne veulent pas travailler pour faire des recettes alors que toutes les associations font ça.» Parce que, justement, le centre social n’est pas une association comme les autres.