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Le vélo Indigo en libre-service arrive à Metz


Le groupe Indigo, détenu par Ardian et le Crédit agricole, qui a récupéré récemment la gestion du stationnement en voirie de la ville de Metz, va déployer son système d’emprunt de vélos en « free floating » à compter du 4 décembre.

On en a longtemps rêvé, Indigo l’a fait… » Guy Cambianica se frotte les mains. L’adjoint à la mobilité a débusqué, d’abord à Munich, puis à Marseille, la solution qui va donner un coup d’accélérateur au déploiement du vélo à Metz sans que cela ne coûte un rond à à la collectivité.

La formule idéale

La municipalité s’est, en effet, toujours refusée à adopter la formule du Vélib’ parisien (groupe JCDecaux), plébiscitée par de nombreuses grandes villes, mais très coûteuse pour le contribuable. « Nous recherchions depuis longtemps une alternative au système de partage de vélos en station qui présente deux grosses contraintes : il faut créer les stations et il faut ensuite couvrir les frais de fonctionnement qui s’élèvent à 3 500 € par an par vélo », indique Guy Cambianica.

Le Français Indigo, avec sa nouvelle marque Indigo Weel, va faire tomber ces deux obstacles en déployant, à partir de la première semaine de décembre, une offre de partage de vélos dites en « free floating ».

Metz servira de pas de tir pour le lancement d’Indigo Weel puisqu’il s’agira de sa première implantation dans une ville française depuis sa création. « Nous sommes le 1er opérateur français à proposer cette solution et dans une démarche 100% privée, a indiqué, hier, Jean Gadrat, directeur du développement nouvelle mobilité d’Indigo. Ce qui signifie qu’il n’y a aucun coût supporté par la collectivité et que nous garantissons l’organisation du service. »

Un système beaucoup moins lourd à mettre en place que le « Vélib’ », ou « VéloStan’Lib » (JC Decaux) comme c’est le cas à Nancy, puisqu’il ne repose sur, en effet, aucune infrastructure matérielle.

Un vélo en deux clics

Le principe est binaire : les vélos sont essaimés dans la ville, sans véritable lieu de stockage, et peuvent être empruntés à l’aide d’une simple application numérique.

En pratique, pour louer un vélo proposé par Indigo Weel, il vous suffira de télécharger une application sur votre smartphone, de localiser les vélos disponibles autour de vous sur une carte, de déverrouiller le cadenas du vélo en flashant un QR Code et de prendre la route.

Pour le restituer, plus besoin de chercher une station qui ne se trouve pas forcément à proximité de votre destination. Vous le lâchez n’importe où — du moins sur un parking à vélo qui vous sera fléché par l’application — et vous cliquez sur votre téléphone portable pour fermer votre cession.

« Si vous laissez votre vélo sur un trottoir, ça ne fonctionnera pas. Vous recevrez une alerte vous demandant d’aller le déposer à un endroit où il ne génera pas », stipule Jean Gadrat.

Le montant de la course, dont le prix a été arrêté à 50 centimes la demi-heure, est calculé automatiquement et débité sur votre carte bancaire. « Toutefois, l’idée est de mettre en avant des formules d’abonnement au mois ou à l’année, moins chères qu’un abonnement au réseau de bus », mentionne le responsable d’Indigo.

Jusqu’à 500 vélos

Quant aux vélos en cours de fabrication en Chine, ils embarquent un GPS et une technologie de déblocage de l’antivol. « Ils sont sûrs et robustes », atteste Guy Cambianica qui a eu l’occasion d’en essayer un à Marseille, à l’occasion d’un salon de la mobilité.

Indigo envisage de déployer, au cours de la première semaine de décembre, quelque 250 vélos. Le service montera ensuite en charge, jusqu’à atteindre 500 vélos en libre accès. Dans une troisième phase, des vélos électriques pourraient également être mis en circulation. Et peut-être davantage. « Nous nous positionnons sur une offre globale de mobilité qui va du vélo au scooter électrique en passant par la voiture », aligne Jean Gadrat. La route est ouverte.

Pour les tarifs, ils devraient différer en fonction de l’endroit où a été abandonné le vélo. « Un prix fixe s’appliquera dans un périmètre donné, précise Guy Cambianica. Mais, il est évident que si le vélo se retrouve à Ars-sur-Moselle, par exemple, et qu’il faut aller le chercher, le coup de la location ne sera plus le même. On ne pourra se permettre d’avoir des vélos aux quatre coins de l’agglomération. Il faut, évidemment, les regrouper à un moment, là où se trouvent les usagers comme dans le quartier de la gare, au centre-ville ou au Saulcy. Mais tout cela sera ajusté au fur et à mesure, grâce à la géolocalisation de chaque vélo. » Top départ !

Thierry Fedrigo (Le Républicain Lorrain)

Renseignement : lemet.fr

Plus besoin de chercher une station qui ne se trouve pas forcément à proximité de votre destination

1000

Conjointement à la mise en place d’Indigo Weel, pour parquer cet arrivage de centaines de bicyclettes de dernière génération, la ville va poursuivre l’extension de ses points d’ancrage. « Metz dispose déjà d’un millier d’arceaux. Jusqu’en 2018, nous allons en installer mille de plus et de nouvelles « bike box » (des garages à vélo fermés pour 5 à 7 € par mois) aux Arènes et sur la place de République, ainsi qu’en trois autres emplacements pertinents que nous sommes en train de circonscrire », détaille Guy Cambianica, pas mécontent que Metz passe, enfin, le grand braquet en matière de déplacements doux.

40

Il existe déjà un service de location de vélos à Metz proposé par le réseau de transport en commun Le Met’(Vélomet’). Moins souple qu’un service de partage, il permet des vélos  d’une demi-journée (2 €) à un an (80 €) en plein tarif. Metz dispose de plusieurs points de location dont  l’Espace Mobilité, place de la République, ouvert du lundi au samedi de 8 h 30 à 18 h 30, et Vélomet’à la gare, 7, place De- Gaulle. https://lemet.fr/garages-a-velo-velomet/

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