Président de Fédélor, la Fédération des associations étudiantes de Lorraine - 24 000 étudiants affiliés -, Ethan Poifoulot tire la sonnette d’alarme. Précarité galopante, conjoncture défavorable et incertitudes politiques minent le moral des troupes.
Quelle est la situation financière des étudiants lorrains, en cette rentrée 2026?
Ethan Poifoulot : On assiste à une vraie hausse de la précarité. Chaque année, un indice nous permet de calculer le coût moyen d’une rentrée en première année de licence. En 2026, il s’établit à 2 985 €, en hausse de 10 % sur un an. Nos épiceries sociales affichent une hausse du nombre de bénéficiaires de 200 % : 2 600 cette année contre 1 200 en 2025. La situation est alarmante. Avant, les étudiants venaient pour acheter à manger. Aujourd’hui, c’est pour les produits d’hygiène. Ça fait partie des premières coupes budgétaires.
La précarité touche-t-elle tous les étudiants de façon indifférenciée?
Elle touche d’abord des étudiants internationaux. Pour eux, le coût de ...
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