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Des punaises de lit aux urgences de Metz et Thionville


L’hôpital Bel-Air garantit que les patients porteurs ont été pris en charge selon un circuit fermé, traité en conséquence, évitant toute autre contamination. (Photo RL/Armand Flohr)

Des patients porteurs de punaises de lit sont passés par les urgences de Thionville et de Mercy ces dernières semaines. Pas de quoi s’affoler, selon le chef de service. La décontamination a fonctionné sans avoir besoin de fermer.

« C’est une année à guêpes et à punaises de lit. » Le Dr François Braun, chef des urgences du CHR Metz-Thionville, relativise. Il confirme que des punaises de lit ont été détectées dans les deux services hospitaliers. Mais il assure que tout est sous contrôle.

« Deux patients différents se sont présentés aux urgences de Thionville ce week-end avec des marques de morsures de punaises », explique le médecin. Sans compter le patient infesté en début de semaine dernière. Le chef de pôle garantit qu’ils ont été traités dans des boxes isolés, « décontaminés un à un », en limitant la perturbation du service. D’après lui, tous les lits ont rouvert dès lundi.

Les punaises ont également fait un passage aux urgences de Metz ces dernières semaines. « À trois reprises », chiffre le Dr Braun. Au total, l’hôpital décompte une dizaine de passages, sur les deux sites confondus. La direction promet que les matelas et les locaux ont été désinfectés par une société spécialisée. Il est même arrivé que le matériel soit brûlé.

« On ne peut pas se permettre de fermer »

Début août, les urgences de la clinique Claude-Bernard à Metz ont été contraintes de fermer pour se débarrasser de ces parasites tenaces. Cet épisode a forcé la vigilance des services publics constamment saturés. « Avec 60 000 passages à Thionville et 70 000 à Metz, on ne peut pas se permettre de fermer », relève le Dr Braun, chef du pôle urgences au CHR. Un protocole a été spécialement établi pour accueillir, orienter, soigner des patients potentiellement infestés, selon un circuit de prise en charge fermé. « L’isolement est respecté comme pour n’importe quelle pathologie infectieuse. »

« Les punaises de lit ne sautent pas, tient à rappeler le médecin. Leur présence se caractérise par des morsures hémorragiques faciles à reconnaître. Elles forment des lésions en ligne, les boutons se suivent généralement. Et cela démange souvent. »

Un document informatif a été édité pour sensibiliser le personnel et le grand public aux principales mesures de précautions applicables à l’hôpital puis chez soi. « Le point positif, c’est que les punaises de lit ne transmettent pas de maladies », insiste le Dr Braun. C’est surtout leur résistance qui est redoutée.

Frédérique Thisse (Le Républicain Lorrain)

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