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Alimentation « vegan » : ça pousse en Lorraine


« On peut être vegan à tous les âges de notre vie, même nourrisson. On en a la preuve aujourd’hui. » (illustration archives Editpress)

Une nouvelle association de promotion de l’alimentation « vegan », à tous les âges de la vie, vient de naître en Lorraine. Les membres de 269 Life France souhaitent informer et accompagner les « omnivores ».

Il y a dans la toute nouvelle section lorraine de la non moins nouvelle association 269 Life France, dont le noyau dur est fort d’une quinzaine de personnes, Marc, un ancien éleveur de Longwy, Eric Damamme, un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur installé dans la région messine, ou encore Cédric Stolz, un étudiant thionvillois en master 2 de philosophie.

Tous ont en commun d’être végétaliens, ou « vegan ». C’est-à-dire qu’ils ne mangent aucun animal, ni aucun aliment issu d’un animal (produits laitiers ou œufs par exemple).

Les idées de base

« Nous sommes des animaux. Et les animaux, tous les animaux, ne sont pas des choses, des produits, des objets, dont la valeur ne dépasserait pas l’utilité qu’ils ont pour nous. On s’oppose donc à leur « chosification », au fait qu’ils ne seraient que des corps destinés à produire nos aliments. La plupart des gens les aiment, mais n’ont pas conscience du mal qu’ils leur font lorsqu’ils mangent de la viande par exemple. »

Les trois compères enfoncent le clou : « Rien ne permet de justifier que les principes qu’on applique aux êtres humains s’arrêtent à la frontière de l’espèce. Voilà pourquoi les vaches comme les cochons doivent pouvoir poursuivre leur vie, disposer de leur vie, et ne pas souffrir, comme nous. Ce sont trois intérêts fondamentaux. »

Pour conclure qu’ils « n’aiment pas forcément les animaux. On souhaite seulement qu’on les laisse tranquilles. »

D’autres arguments

En plus de ce respect, les membres de 269 Life France ne se privent pas pour répéter que « la viande est plus néfaste pour l’environnement que les voitures (il faut 15 000 litres d’eau pour en produire un kilo), et qu’elle augmente de 50% les chances d’avoir une crise cardiaque. Et puis les céréales utilisées pour nourrir le bétail pourraient éradiquer la faim dans le monde. »

Leurs actions

Pour faire passer leurs messages, « et essayer de voir la France rattraper son retard par rapport à des pays comme l’Allemagne, la Suède ou le Luxembourg », Marc, Eric Damamme et Cédric Stolz organisent de nombreuses actions depuis quelques mois en Lorraine. Rejoints par des dizaines de compagnons de route, ils montrent des images filmées dans les abattoirs, font écouter les cris des bœufs avant leur « exécution », affichent leurs pancartes contre les élevages bios. « On dénonce l’hypocrisie, car il n’y a pas de prison qui serait acceptable pour une poule. Leur espérance de vie est la même en bio. » L’idée est de « ne pas culpabiliser. On part du vécu des gens. Et on leur propose des alternatives. »

Les alternatives

« Aujourd’hui, on a toutes les connaissances qu’il faut au niveau des plantes pour ne plus avoir à manger de produits issus des animaux. On peut se nourrir de steaks ou de rôtis qui ont l’aspect des aliments carnés, la composition, et même le goût. Cela s’appelle le simili-carné, et on en trouve de plus en plus dans les épiceries bios. Et puis les plantes peuvent facilement tout remplacer. »

Pour les trois hommes, « on peut être vegan à tous les âges de notre vie, même nourrisson. On en a la preuve aujourd’hui. »

Sébastien Bonetti (Le Républicain Lorrain)

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