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Vous avez dit «vie normale» ?

Depuis plusieurs jours, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 quotidien reste faible. Le pays n’a plus enregistré de décès lié au coronavirus depuis plus de deux semaines désormais (818 résidents ont perdu la vie à cause du Covid-19 depuis le début de la crise sanitaire). Vendredi soir, neuf personnes se trouvaient hospitalisées à cause du coronavirus, dont une en soins intensifs. On est bien loin des pics de la première, deuxième ou encore troisième vague. Sans oublier que la campagne de vaccination suit sûrement son chemin dans le pays.

La réouverture des terrasses de restaurants et cafés en avril dernier, la possibilité de s’attabler à l’intérieur d’un établissement depuis la mi-mai, les différents assouplissements pour se rassembler, la fin du couvre-feu… Et mieux, ce week-end, les discothèques et autres boîtes de nuit ont pu rouvrir leurs portes aux rois et reines du dancefloor. Mais bien entendu, ces retours «à la vie normale» restent encadrés par certaines règles. Pour preuve, la fête de la Musique de Dudelange qui s’est déroulée ces quatre derniers jours – et c’est déjà une bonne nouvelle – ne s’est pas passée dans les conditions d’avant.  Oui, «la vie normale» semble reprendre son cours, mais la prudence reste toujours de mise.

Directeur général du Centre hospitalier Émile-Mayrisch (CHEM) depuis février dernier, le docteur René Metz ne dit pas le contraire. Il se montre encore très prudent : «Nous sommes sur le chemin de la normalité, mais nous nous méfions toujours du Covid-19.» Et le dirigeant de l’établissement hospitalier rappelle que le coronavirus n’a pas été avare en surprises au cours de cette dernière année et demie. Alors les responsables hospitaliers et soignants restent toujours aujourd’hui sur le qui-vive. «Nous ne pouvons pas tout préparer, mais nous essayons d’anticiper le plus possible.»

Cette méfiance et cette prudence devraient encore et toujours être appliquées par tout le monde. Histoire d’espérer pouvoir vraiment retrouver «une vie normale» prochainement.

Guillaume Chassaing

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