Le beau temps commence très timidement à montrer le bout de son nez au Luxembourg. Cette année, le pays a été épargné par les tempêtes hivernales. Une chance. Mais avec la situation climatique actuelle, personne ne peut crier victoire. Les mois, les années qui viennent seront marqués par des phénomènes puissants et dangereux. Nous y avons déjà amèrement goûté, mais ce n’était qu’une mise en bouche. Au-delà des drames humains, c’est un nouveau paradigme qui commence à inquiéter les assureurs. Ne rêvons pas, les tarifs risquent bien d’augmenter et les remboursements vont fondre comme neige au soleil. Comme si nous avions encore besoin de mettre la main à la poche…
En France, les assureurs ont fait les comptes tout récemment. Le coût des sinistres climatiques chez nos voisins a atteint 5,2 milliards d’euros en 2025, en hausse par rapport à 2024 (3,9 milliards), principalement du fait des épisodes de grêle, a indiqué mercredi la fédération du secteur, France Assureurs. Ces informations, diffusées par l’Agence France-Presse, sont de mauvais augure. Les assureurs français ont donné quelques détails concernant cette somme. Ce chiffre est certes dans la moyenne des cinq dernières années, mais il est bien au-dessus de celle de la décennie précédente (2010-2019), qui était de 3,9 milliards d’euros, en tenant compte de l’inflation. Il classe ainsi l’année 2025, sans catastrophe majeure, au 9e rang en termes de coûts pour la profession depuis 1982, date de la création du régime des catastrophes naturelles.
Année après année, le coût des sinistres climatiques ne fait qu’augmenter chez nos voisins. Et le mauvais temps ne s’arrête pas aux frontières. Une société résiliente ne l’est pas si la facture ne fait qu’augmenter année après année et qu’il faut mettre de plus en plus la main au portefeuille. Oui, on peut payer pour l’instant, mais quand le mécanisme risque-t-il de s’effondrer? Une autre problématique s’installe. Économique, celle-là. Particuliers ou entreprises paieront les contrecoups de l’emballement climatique, et c’est un nouveau système qu’il va falloir penser, imaginer.