La Chine a dévoilé au monde son avance concernant sa maîtrise de la robotique. Actuellement, des Jeux olympiques un peu particuliers se déroulent à Pékin. Sur la ligne de départ, des athlètes métalliques prêts à battre des records. Celui d’Usain Bolt, sur 100 mètres, est d’ailleurs tombé. Ces machines perfectionnées ont de quoi effrayer. Lors de la cérémonie d’ouverture, ils ont défilé en rangs serrés devant les spectateurs avides de nouvelles sensations et de découvertes. Et ils en ont eu pour leur argent. Les multiples vidéos de l’événement ont largement été diffusées dans les médias internationaux et ont de quoi interroger sur l’avenir de notre humanité qui souhaite artificialiser le maximum de tâches. Nos concurrents de métal ont ainsi dévoilé leurs compétences. Mais il reste encore beaucoup de chemin à faire. Ces robots qui courent le 100 mètres, par exemple, n’ont pas appris à s’arrêter après la ligne d’arrivée. Ils finissent généralement en morceaux après avoir percuté un coussin géant. La magie s’est donc un peu envolée au fil des compétitions, mais l’événement annonce des changements radicaux dans nos sociétés.
Aux manettes de ces compétiteurs dopés à l’intelligence artificielle : des entreprises chinoises évidemment. Toutes ont voulu tester leurs machines et, surtout, se tester. Le message envoyé au monde est aussi limpide : la Chine est en pointe concernant la fabrication de ces humanoïdes. Et ce n’est pas près de s’arrêter. Dans la course, les États-Unis ne sont pas loin, bien sûr, mais il semble qu’ils soient quelques mètres en retard. Quant à l’Europe, n’en parlons pas. Elle est à peine en train de se poser des questions sur la légalité de l’intelligence artificielle, qui altère déjà le monde du travail dans de nombreux secteurs. Alors, vous pensez bien que discuter de robots humanoïdes, c’est un peu trop lui demander.
La Chine caracole aujourd’hui en tête de cette course au progrès mêlant IA et androïdes. Impossible de dire quand elle va s’arrêter et sur quoi cela va déboucher à l’avenir. Peut-être devrions-nous relire quelques livres de science-fiction pour connaître la fin de l’histoire.