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Ascométal repris par un groupe suisse mais avec des sacrifices


L'offre du Suisse ne comprenait pas l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve. (photo AFP)

Le Suisse Schmolz+Bickenbach a été désigné repreneur lundi du groupe français d’aciers spéciaux Ascométal, mais prévoit de fermer d’ici deux à trois ans trois unités situées dans des sites qu’il reprend, a annoncé lundi son PDG Clemens Iller.

La CGT craint quelque 250 suppressions de postes. Schmolz + Bikenbach prévoit de fermer à moyen terme l’aciérie du site mosellan d’Hagondange, le laminoir du site des Dunes (Nord) ainsi que le train à fil de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), a déclaré Clemens Iller lors d’une audioconférence. Son offre ne comprend pas l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve, ce qui a suscité colère et amertume dans le Nord car il signe l’arrêt du site et la mise au chômage de ses quelque 300 salariés malgré les promesses faites par Emmanuel Macron.

Trois candidats étaient en lice : Schmolz+Bickenbach, le britannique Liberty House, pôle industriel du groupe GFG Alliance House, et l’espagnol Sidénor. La reprise d’Ascométal « renforce la position de leader de Schmolz+Bickenbach en Europe dans le domaine des produits longs en aciers spéciaux », a indiqué le groupe suisse dans un communiqué. « La transaction comprend l’acquisition des sites les plus importants d’Asco Industries et assure la pérennité de la majorité des emplois de ces sites », précise le communiqué.

Mais l’exclusion du site Ascoval de Saint-Saulve, détenu conjointement par Asco Industries (à 60%) et le groupe français Vallourec, « entraînera, à brève échéance, l’arrêt des opérations de l’aciérie », a annoncé lundi le groupe Vallourec dans un communiqué.

Schmolz+Bickenbach emploie 8 900 salariés et a réalisé un chiffre d’affaires de 2,3 milliards d’euros en 2016. Asco Industries, la société qui regroupe les sites de production d’Ascométal, restera centré sur ses marchés principaux actuels de l’automobile, du pétrole-gaz et de l’ingénierie mécanique.

Le groupe Ascométal a été placé en redressement judiciaire le 22 novembre, trois ans après un premier dépôt de bilan qui avait été suivi de sa reprise par des investisseurs français et européens.

Le Quotidien/AFP

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