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Le réalisateur iranien Jafar Panahi condamné à cinq ans de prison dans une nouvelle affaire


Selon son avocat, Jafar Panahi est rentré à Téhéran en mars, après les Oscars et le déclenchement de la guerre par Israël et les États-Unis contre l'Iran. On ignore s'il s'y trouve toujours. (Photo : afp)

CINÉMA Le cinéaste dissident iranien, déjà emprisonné à plusieurs reprises, a été condamné à une peine de cinq ans de prison et à la confiscation de ses biens dans une nouvelle affaire, a rapporté un média local.

«Le tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné mon client à cinq ans et un mois de prison et à la confiscation de tous ses biens mobiliers et immobiliers», a déclaré Mostafa Nili, l’avocat de Jafar Panahi, cité mardi par l’agence Isna. «Le tribunal a également imposé une interdiction de deux ans d’activité sur les réseaux sociaux, ainsi qu’une interdiction de voyager d’une durée de deux ans», a ajouté cette source, sans préciser sur quoi portait l’accusation.

Le réalisateur avait été condamné en décembre par contumace à un an de prison pour «activités de propagande» contre l’État, quelques mois après avoir remporté la Palme d’or au festival de Cannes pour Un simple accident, tourné clandestinement en Iran.

Trois dossiers en cours

Le réalisateur de 66 ans a fait deux séjours en prison. La première fois en 2010 pendant 86 jours, puis à nouveau sept mois entre 2022 et 2023. Il avait été libéré après une grève de la faim. Mostafa Nili a déclaré avoir découvert la nouvelle condamnation après que Jafar Panahi lui a annoncé, la semaine dernière, que ses comptes bancaires avaient été gelés.

L’avocat a précisé que le cinéaste était rentré en Iran durant la guerre déclenchée fin février par Israël et les États-Unis contre la République islamique. On ignore, à ce stade, si Jafar Panahi se trouve toujours en Iran.

Il a actuellement trois dossiers en cours, a indiqué Mostafa Nili, ajoutant que son client n’avait pas été informé de la date d’audience pour la plus récente de ces affaires. Le cinéaste s’était élevé en janvier contre la répression des manifestations antigouvernementales dans son pays, qui a fait des milliers de morts, selon des autorités iraniennes.

Figure de la Nouvelle vague du cinéma iranien, Lion d’or à Venise en 2000 pour Le Cercle et Ours d’or à Berlin en 2015 pour Taxi Téhéran, Jafar Panahi a décroché l’an dernier la Palme d’or pour Un simple accident, coproduit au Luxembourg (Bidibul Productions).

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