Avec The President’s Cake, le jeune cinéaste irakien Hasan Hadi se place à hauteur d'enfant pour autopsier la dictature de Saddam Hussein, «un cancer» qui a, selon lui, «laissé le pays en ruines».
En 1990, l’invasion du Koweït par l’Irak place ce dernier sous le coup de sanctions sévères de l’ONU – et, par-là même, plonge le pays dans une grave crise alimentaire et sanitaire. Une double crise qui permettra à Saddam Hussein de faire régner encore un peu plus la terreur sur la population irakienne, sans que lui-même ne souffre bien entendu des effets des pénalités internationales. Au contraire : chaque année, pour son anniversaire, le dictateur exigeait de son peuple opprimé qu’il le célèbre avec faste, malgré la guerre et les bombardements américains. «C'était une des nombreuses contradictions avec lesquelles il fallait vivre», se rappelle Hasan Hadi. Pour son premier film, The President’s Cake, le réalisateur de 37 ans a puisé dans ses souvenirs d’enfance, pris comme point de départ de cette fable philosophique teintée de réalisme magique.
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