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Cannes éclate de rire devant « Le tout nouveau Testament », coproduction luxembourgeoise [extraits]


Le film s'est construit avec la bande d'amis du réalisateur Jaco van Dormael : les comiques belges les plus célèbres du cinéma comme Benoît Poelvoorde (photo), Yolande Moreau et François Damiens. Catherine Deneuve fait aussi partie du casting. (photo d'archives AFP)

Dieu (Benoît Poelvoorde) est un salaud qui vit enfermé à Bruxelles et tyrannise sa fille, et celle-ci, pour se venger, balance aux mortels leurs dates de décès par SMS : avec ce conte désopilant, le Belge Jaco Van Dormael a fait hurler de rire la Croisette. Le film a été en partie tourné au Grand-Duché et plusieurs Luxembourgeois y ont contribué.

Dans « Le tout nouveau Testament », une coproduction luxembourgeoise présentée à la sélection parallèle « La Quinzaine de réalisateurs », Dieu a créé le monde en commençant par Bruxelles et se délecte de tourmenter l’humanité en provoquant des catastrophes et en édictant des règles absurdes.

Connaître la date de sa mort redonne à la plupart des protagonistes le goût de la vie. Le spectateur navigue entre six destins pleins de poésie, drôles ou mélancoliques.

A Cannes, la salle a ri aux éclats et offert une ovation au cinéaste belge, rappelant le triomphe réservé à « Les Garçons et Guillaume, à table! » de Guillaume Gallienne, dévoilé il y a deux ans au même endroit. Jaco Van Dormael ne boudait pas son plaisir dimanche en présentant son quatrième long-métrage. « C’est très difficile de faire rire », a-t-il confié. « J’ai hésité entre devenir clown et cameraman. Lorsque j’étais sur scène comme clown et que personne ne riait, c’était très dur. J’ai vite appris à rythmer mon travail ».

Benoît Poelvoorde et Yolande Moreau dans "Le tout nouveau Testament". (droits réservés)

Benoît Poelvoorde et Yolande Moreau dans « Le tout nouveau Testament ». (droits réservés)

Le film s’est construit avec sa bande d’amis de toujours – les comiques belges les plus célèbres du cinéma (Poelvoorde, Yolande Moreau, François Damiens) – mais aussi Catherine Deneuve, qui fait partie du casting. Yolande Moreau n’a pas hésité : « j’ai tout de suite pensé qu’être la femme de Dieu, ça ne se refuse pas, et le scénario est un ovni ».

Van Dormael a co-écrit le scénario, texte réjouissant bourré de tirades décapantes. « Tout ce que Jésus à réussi à faire, c’est se faire clouer sur un cintre comme une chouette », beugle Dieu… Le tout s’écoute avec un mélange d’accents chantants wallons et flamands, et un Jésus à l’accent de Liège.

Ea, la fille de Dieu, demande conseil à son frère Jésus (une statuette qui s’anime): « salut JC, j’ai besoin de toi pour me tirer d’ici ». Et elle quitte l’appartement familial minable par la porte de la machine à laver conduisant par un tunnel à un lavomatic et à la vraie vie. Comme une délicieuse Alice aux pays des merveilles.

« La pagaille chez les mortels »

« Reviens, papa n’est pas fâché! » hurle Benoît Poelvoorde à travers le hublot, après avoir défoncé la porte de sa chambre à coups de hache. Chez les mortels, c’est la pagaille. Un technicien, qui a appris qu’il avait encore 102 ans à vivre, devient une célébrité adulée par les femmes. La fille de Dieu part en quête de six nouveaux apôtres, tout simplement parce que sa mère bizarroïde aime le chiffre 18 composant une équipe de baseball. Une manchote belle et triste, un obsédé sexuel, un assassin, une femme délaissée, un employé de bureau raté et un enfant maladif, qui vont vivre des amours improbables.

« Ce sont six perdants magnifiques, qui pensent qu’ils sont passés à côté de leur vie », explique Jaco Van Dormael, « mais la fille de Dieu va les sauver en opérant des petits miracles peu classiques ». Martine (Catherine Deneuve), bourgeoise délaissée par son mari, va s’éprendre d’un gorille acheté dans un cirque… François (François Damiens), l’assassin qui croit pouvoir faire des cartons sur les gens car ses jours sont comptés, va tomber amoureux de la manchote triste.

La voix off de la fille de Dieu (jouée par la désarmante Phili Groyne) crée un univers rappelant « Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain » (2001) de Jean-Pierre Jeunet, dont le Belge se sent proche. « On fait partie de la même famille », glisse Jaco Van Dormael.

AFP

Une coproduction luxembourgeoise

« Le tout nouveau Testament » est une coproduction entre le Luxembourg, la Belgique et la France et a été tourné en majeure partie au Grand-Duché (entre juillet et septembre 2014) et dans la Grande Région. Au-delà des noms connus comme Benoît Poelvoorde, Catherine Deneuve, Yolande Moreau et François Damiens, on retrouve côté luxembourgeois un second rôle pour Marco Lorenzini, de nombreux petits rôles (e.a. Gabriel Boisanté, Ivone Semedo, Caroline Lambert, Norbert Rutili, Jean-François Wolff, Hervé Sogne, Luc Schiltz, etc.) et une équipe technique composée de Peter Brown (coordinateur de production), Caroline Koener (costumes), François Dumont (monteur son), Michel Schillings (mixeur son), Elly Verduckt (script), Fabrizio Maltese (photographe de plateau), Manu Demoulling (accessoiriste plateau), Christophe Vincent (régisseur général) et bien d’autres encore.

Extraits du film « Le tout nouveau Testament » :

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