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Redressement fiscal salé pour 1 200 ex-chauffeurs Uber


Uber revendiquait 2 000 chauffeurs et 300 000 clients au Danemark. (illustration AFP)

Le fisc danois a annoncé mercredi avoir infligé un redressement fiscal salé à près de 1 200 ex-chauffeurs Uber, un an après l’arrêt des activités VTC de la société américaine dans le pays scandinave.

Sur les dossiers de 1 799 chauffeurs exerçant au Danemark transmis par les Pays-Bas, où ils sont domiciliés fiscalement, l’administration danoise en a examiné 1 195 et redressé 99%, au titre de la TVA et de l’impôt. Chacun d’eux devra s’acquitter en moyenne de 9 423 couronnes danoises (1 264 euros) pour la période couvrant le lancement des opérations d’Uber au Danemark, en octobre 2014, à fin 2015.

Quatre sur cinq encourent également des poursuites pour avoir perçu simultanément des prestations sociales. Enfin plus de 150 risquent des amendes. « Tous les contribuables doivent payer l’impôt en fonction de leurs revenus », a justifié dans un communiqué le directeur adjoint du fisc danois, Søren Buus, dénonçant « la concurrence déloyale » ainsi créée au détriment des chauffeurs de taxi traditionnels. Copenhague a par ailleurs demandé aux autorités néerlandaises les déclarations 2016 et 2017 des ex-chauffeurs Uber.

Déboires européens

Uber avait jeté l’éponge au Danemark en mars 2017 après l’adoption en février par une majorité de partis représentés au Parlement d’une réforme des conditions d’exercice de la profession. Préparé sous la pression des chauffeurs de taxi, ce texte exige des chauffeurs particuliers qu’ils soient équipés d’un taximètre et de détecteurs d’occupation de sièges permettant d’activer les airbags, des conditions jugées « trop coûteuses » par l’entreprise.

Uber revendiquait 2 000 chauffeurs et 300 000 clients au Danemark. La société californienne a été confrontée ces dernières années à la grogne des chauffeurs de taxi dans de nombreux pays, en particulier en Europe. Elle est notamment sous la menace d’un retrait de sa licence à Londres.

Le Quotidien/AFP

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