Accueil | Actualités | L’humanitaire française enlevée en Centrafrique a été libérée

L’humanitaire française enlevée en Centrafrique a été libérée


L’humanitaire française qui avait été enlevée lundi à Bangui par des miliciens anti-balaka a été libérée, a annoncé vendredi le chef de la diplomatie française Laurent Fabius.

Que-sait-on-sur-l-enlevement-de-Claudia-Priest-en-Centrafrique_article_popin

Claudia Priest était arrivée en Centrafrique le 6 janvier, pour une mission de deux semaines pour le compte de l’ONG médicale catholique CODIS. (Photo : DR)

« Notre compatriote Claudia Priest, qui avait été enlevée en début de semaine en République centrafricaine, est enfin libre », a déclaré Laurent Fabius dans un communiqué. Un collègue centrafricain de Claudia Priest enlevé en même temps qu’elle a également été libéré, a précisé l’entourage du ministre, ajoutant que Laurent Fabius s’était entretenu par téléphone avec la Française, qui « va bien ».

« Je remercie le gouvernement centrafricain, les autorités religieuses et notamment l’archevêque de Bangui qui a activement contribué à sa libération », a poursuivi Laurent Fabius dans son communiqué, sans fournir plus de détails sur les modalités de cette libération.

Claudia Priest, 67 ans, et un autre employé humanitaire centrafricain avaient été enlevés lundi à Bangui par des miliciens anti-balaka. Une employée expatriée de l’ONU avait été enlevée le lendemain, et libérée après avoir été retenue quelques heures par des anti-balaka.

Ces derniers sont des milices principalement chrétiennes qui se sont formées pour lutter contre les rebelles, essentiellement musulmans, de la coalition Séléka qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant d’en être chassée en janvier 2014. Les deux camps sont accusés d’avoir commis de graves exactions. Les auteurs de l’enlèvement de la Française, le premier en Centrafrique depuis le début de l’intervention militaire française « Sangaris » dans ce pays en décembre 2013, protestaient contre l’arrestation de Rodrigue Ngaïbona, dit « général Andjilo », l’un de leurs chefs, soupçonné d’être l’un des meneurs de massacres de musulmans dans la capitale centrafricaine.

Claudia Priest était arrivée en Centrafrique le 6 janvier, pour une mission de deux semaines pour le compte de l’ONG médicale catholique CODIS (Coordination Diocésaine de la Santé).

AFP


 > Lire aussi :

Humanitaire française enlevée en Centrafrique : “nous savons où elle est” (Vidéo)

PUBLIER UN COMMENTAIRE

*

Votre adresse email ne sera pas publiée. Vos données sont recueillies conformément à la législation en vigueur sur la Protection des données personnelles. Pour en savoir sur notre politique de protection des données personnelles, cliquez-ici.