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BGL Ligue (1ère journée) – Un match nul étouffant entre la Jeunesse et le Progrès


La Jeunesse et le Progrès se sont livré un vrai combat. Même sur phase arrêtée, ça n'a rien donné. (Photo : Julien Garroy)

La Jeunesse a amené le Progrès là où elle voulait le conduire. Au duel physique.

Il n’y avait pas un centimètre carré de libre sur le terrain pour développer du jeu, hier, à la Frontière. Troisième nul consécutif entre les deux formations, cette fois sans but. Comment en aurait-il été autrement?

Une rencontre irrespirable qui tenait moins du match d’hommes que de bandits, voilà ce que nous ont offert la Jeunesse, qu’on attendait dans ce registre, et le Progrès qu’on pensait être capable de porter le débat à un autre niveau. Soit qu’Olivier Ciancanelli a anticipé le déroulement du match et sait que même Olivier Cassan ne lui servirait à rien dans ce magma de chair jouant à se disputer le ballon, soit qu’il a choisi de répondre exclusivement au combat physique, toujours est-il que le petit meneur de jeu français est sur le banc au coup d’envoi et que c’est une réelle surprise.

Peut-être aurait-il pu nous éclairer un peu tout ça. Parce qu’avec aussi peu d’espaces, même les techniciens ont dû adopter le style chiffonnier et se bagarrer. Dans cet enchevêtrement de corps où les pertes de balle se sont succédé au rythme d’une toutes les deux secondes, il n’y a que l’intensité physique à admirer. Pas un enchaînement digne de ce nom en première période. À peine un plat du pied de Thill sur un corner joué à l’entrée de la surface et que Rossini prolonge maladroitement à côté (16e) et un centre fuyant de Poinsignon sur lequel le même Thill arrive en retard (36e).

Flauss décisif devant Corral

Ce doit être là que la Jeunesse rêve d’amener le Progrès. Et le coup eut été parfait sans un Flauss extrêmement vigilant dans les buts niederkornois : à la 58e, une passe dans la profondeur soudaine trouve Corral qui frappe instantanément à angle fermé pour un ballon repoussé très difficilement, mais repoussé quand même. C’est là, à ce tournant de match, que les lignes se desserrent enfin, que les espaces commencent à s’ouvrir. Et que Cassan rentre. Trop tard pour éclairer ce qui peut l’être : la Jeunesse a pris un léger ascendant. N’Diaye, seul au point de penalty sur corner, est à deux doigts de décroiser une tête au fond (71e). Sept minutes plus tard, l’ancien Messin dévie un ballon au premier poteau pour un jaillissement de Mélisse à l’entrée de la surface, mais qui bute sur Flauss (78e). Cette Jeunesse-là n’est pas funky mais elle est très sérieuse et contre un Progrès qui n’aura cadré que 20 %, cela suffit amplement. Avec une telle intensité, une telle organisation, on la retrouvera haut.

Julien Mollereau

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