La start-up luxembourgeoise Exobiosphere a remporté un investissement d’un million de dollars dans l’émission Meet the Drapers. L’entreprise s’est distinguée avec un projet ambitieux de développement de médicaments dans l’espace.
Une entreprise fondée au Luxembourg a remporté un investissement d’un million de dollars à l’occasion de l’émission de téléréalité Meet the Drapers créée et animée par l’investisseur milliardaire américain Tim Draper. Après trois jours de concours, la start-up de biotechnologie Exobiosphere s’est démarquée parmi des milliers de candidats venus du monde entier avec une idée futuriste qui consiste à développer des médicaments dans l’espace. Dans cet environnement radicalement différent, les cellules se développent différemment. L’émission en question a été diffusée à l’international le 31 mars. «Ils ont le sentiment de disposer d’un avantage pour comprendre ce qui agit le mieux contre le cancer dans l’espace», a commenté Tim Draper.
Exobiosphere, qui dispose aujourd’hui de bureaux à Houston et à Los Angeles, s’est rapidement imposée comme un acteur majeur à l’intersection des technologies spatiales et des sciences de la vie grâce à de nombreux prix, contrats et partenariats. Cette nouvelle consécration est ressentie comme «une formidable reconnaissance de ce que nous construisons», a déclaré le CEO, Kyle Acierno. «Tim Draper a une capacité reconnue à identifier des idées transformantes avant qu’elles ne deviennent grand public, et nous sommes honorés qu’il perçoive le potentiel de notre projet.»
Un milieu d’avenir pour étudier les cellules
Les méthodes actuelles de recherche sur les maladies, en cours sur Terre, peinent à reproduire le processus pathologique qui se déroule à l’intérieur du corps humain. Dans le corps, les cellules se développent en structures tridimensionnelles et non pas à plat. Le fait d’étudier ces cellules en orbite permet de les voir se développer dans des structures plus naturelles et ainsi de reconstituer des modèles de maladies de manière beaucoup fidèle.
Fait crucial, la progression de maladies neurodégénératives telles que Alzheimer ou Parkinson est beaucoup plus rapide dans l’espace. Six mois en orbite peuvent reproduire jusqu’à dix ans de progression de la maladie sur Terre. Un point décisif pour les scientifiques qui peuvent observer l’évolution des maladies et les effets des traitements à une vitesse impossible à atteindre dans un laboratoire terrestre. Pour les patients en attente de traitements, cette accélération pourrait être déterminante. Selon Exobiosphere, l’entreprise peut exécuter plus de 2 000 expériences automatisées par mission.
Au cours de l’année écoulée, l’entreprise s’est démarquée en remportant l’Human in Space Challenge de Boryung et la Startup World Cup Luxembourg. Les contrats n’ont pas manqué puisque que Exobiosphere a signé avec Cedars-Sinai et l’université de Notre-Dame, ainsi que la confirmation d’un lancement sur Haven-1 de Vast, qui est une plateforme spatiale commerciale en cours de développement.