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[Tennis] Gilles Muller devient le nouveau DTN


Claude Lamberty a présenté la nouvelle «Dream Team» du tennis luxembourgeois, avec notamment Gilles Muller à sa tête. (Photo : fabrizio pizzolante)

NOMINATION La FLT a annoncé ce vendredi la nouvelle organisation du staff technique, dont le nouveau directeur technique national : Gilles Muller.

C’est avec le sourire que les représentants de la Fédération luxembourgeoise de tennis ont présenté l’ancien international luxembourgeois à la presse, ce vendredi 10 juillet. Si Lionel Ollinger avait déjà été intronisé en septembre, l’organisation qu’il souhaitait mettre en place n’a été annoncée qu’en ce début de mois de juillet.

Claude Lamberti, ancien député de la circonscription du Centre, président de la FLT depuis 2013, est confiant pour l’avenir de sa fédération : «Avec l’arrivée de Gilles Muller, en tant que directeur technique, et de Julien Ducassé, on a vraiment le triangle parfait en termes de professionnalisation de l’organisation», clame le natif de Howald, déterminé à faire du tennis luxembourgeois une réussite concrète.

En effet, l’ancien 21e mondial à son meilleur classement sera désormais en charge des catégories U16, U18 et des équipes nationales jeunes et seniors. Il gardera également sa fonction de capitaine de la délégation qui officiera en Coupe Davis.

«J’ai envie d’aider le tennis luxembourgeois»

Et pour cette compétition, l’ancienne équipe nationale a été reformée : Gilles Muller sera accompagné de Mike Scheidweiler et Gilles Kremer, deux anciennes légendes du tennis luxembourgeois. Cette «Dream Team» avait pour but de créer un «projet réellement luxembourgeois, avec les meilleurs du pays, et leurs expertises sur les plans administratifs et sportifs de la fédération», explique le président.

Si celui qui a réussi l’exploit de battre Rafael Nadal à Wimbledon en 2017 n’était auparavant présent pour les joueurs et joueuses que quatre à six semaines dans l’année, pour la Coupe Davis, à partir de la date du début de son contrat, le 1er août, il œuvrera au quotidien à leurs côtés.

Celui qui est encore directeur sportif du Spora, mais qui quittera bientôt cette fonction pour s’occuper pleinement de l’équipe nationale, aborde ce poste avec humilité : «Je n’ai jamais eu l’ambition d’avoir ce titre-là : j’ai envie d’aider le tennis luxembourgeois. Il m’a beaucoup donné, et j’ai envie de partager mon expérience. (…) Je me mets à leur place. Si moi j’avais 13, 14 ans et que j’avais l’opportunité d’avoir de l’aide d’un ancien top 30 mondial, ça m’aurait fait rêver.»

Si l’on a bien compris quelque chose durant cette conférence de presse, c’est que la FLT souhaite ne jamais passer à côté d’un jeune talent émergent. Pour cela, le vainqueur de deux ATP 250 dit vouloir travailler en étroite collaboration avec les clubs luxembourgeois. Selon lui, il faudra «mettre son ego de côté» et communiquer, pour améliorer le tennis national.

Lionel Ollinger évoque également cette nécessité de solidarité clubs/fédération : «Nous avons le désavantage et l’avantage d’être un petit pays. Il faut que l’on soit tous ensemble. Sur le plan de la détection l’enjeu est d’avoir la confiance des head coachs dans les clubs, aller les voir. Parce que s’il y a une chose qu’on ne doit pas laisser passer, c’est la formation de nos futurs champions.»

Côté formation des jeunes U10, U12 et U14, la fédération compte toujours sur Anne-Laure Heitz (ancienne 213e mondiale), qui aura elle aussi à charge de former les futurs Rodesch ou Weckerle. L’avenir de la fédération est entre les mains de ceux qui en ont fait les belles heures sur le court, il n’y a plus qu’à leur souhaiter la même réussite, derrière les bureaux.

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