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Südspidol : le début des travaux encore retardé


En planification depuis 2011, le futur centre hospitalier du Sud accuse un nouveau retard. La ministre Martine Deprez évoque désormais un début des travaux au plus tôt en 2028.

Dans une question parlementaire, les députés socialistes Liz Braz, Mars Di Bartolomeo et Georges Engel rappellent que la construction du nouveau Südspidol devait démarrer cette année. Un projet de loi de financement est voté depuis 2018.

La ministre de la Santé et de la Sécurité sociale, Martine Deprez, a annoncé ce vendredi que la date avancée ne pourra pas être respectée. «Une date précise pour le lancement du chantier ne peut pas encore être donnée. Néanmoins, un démarrage des travaux serait envisageable, sous réserve, pour 2028», avance-t-elle dans sa réponse adressée aux trois élus du LSAP.

Le changement du groupe de planification, officialisé fin janvier 2024, explique ce nouveau retard de l’ambitieux projet. «Le travail de reprise de projet de la part du nouveau planificateur général a eu un impact sur la temporalité du déroulement du projet prévu initialement», explique la ministre.

Les plans initiaux pour la construction du Südspidol avaient été achevés en 2018 et le permis de construire avait été accordé par la commune d’Esch-sur-Alzette en 2019. Les travaux de préparation du terrain avaient débuté à Raemerich (Esch-sur-Alzette), site choisi pour accueillir ce nouveau centre hospitalier pour le sud du pays.

Un audit mené en 2021 avait toutefois démontré que la collaboration avec le groupe ayant remporté le concours d’architectes en 2014 ne permettrait pas de mener à bien la construction du Südspidol. Trois mois plus tard, le contrat était résilié pour repartir sur de nouvelles bases.

Ni abandon ni suspension du projet

«Parallèlement, l’évolution des conditions-cadres externes a rendu nécessaires certaines adaptations, ayant également provoqué des implications sur le calendrier», précise encore la ministre. Ces adaptations seraient «indispensables pour répondre aux exigences d’un hôpital moderne». Après la pandémie de Covid-19, le ministère de la Santé s’était penché sur l’élaboration d’un concept pandémique global, qui a été intégré dans la planification du Südspidol.

L’avant-projet détaillé consolidé réalisé par le nouveau planificateur est en cours d’examen par le centre hospitalier Émile-Mayrisch (CHEM), qui fait figure de maître d’ouvrage. Après examen positif et validation de l’avant-projet, il sera transmis au ministère pour analyse.

Martine Deprez tient à souligner qu’il n’existe «à ce stade aucun différend d’intérêts ni désaccord institutionnel» qui pourraient encore retarder l’avancement du projet. «L’ensemble des parties prenantes demeure aligné sur les objectifs du projet et collabore de manière constructive à son avancement», assure la ministre, renvoyant vers un «échange continu et approfondi» entre le CHEM, le ministère de la Santé et de la Sécurité sociale et les autres parties concernées. Il ne serait également pas question d’un abandon ou d’une suspension du projet.

Le Südspidol a pour ambition de réunir les trois sites du CHEM répartis à Esch-sur-Alzette, Dudelange et Niederkorn. Au total, 540 millions d’euros seront investis dans ce nouveau complexe.

Une livraison à l’horizon 2030, évoquée fin janvier 2024, s’éloigne une nouvelle fois.

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