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Prévention routière : un jardin pour enseigner le «voir et être vu»


Sous l'œil de la police, 26 écoliers d'Esch-Lallange se sont exercés à la sécurité routière. (Photo : alain rischard)

Avec son nouveau jardin de circulation, Esch mise sur la prévention routière. Vingt-six écoliers ont pu mettre en pratique la théorie du code de la route sur ce parcours flambant neuf.

Le plateau Barbourg à Esch-sur-Alzette avait des airs de ville miniature, ce lundi. Panneaux, feux et marquages au sol sont en effet tous présents, mais à taille d’écolier. Casques sur la tête, 26 élèves du cycle 4.2 d’Esch-Lallange ont inauguré ce nouveau jardin de circulation.

Bruno Cavaleiro, échevin en charge de la jeunesse, explique que cet espace a été pensé «pour apprendre aux enfants à se comporter dans l’espace urbain». Mais plus qu’un terrain d’exercice, il doit aussi permettre «d’offrir des cours d’apprentissage de vélo».

La Ville d’Esch a donc acquis 25 vélos pour permettre aux élèves d’acquérir la maniabilité et la motricité nécessaires à une bonne tenue sur deux-roues.

Sur le terrain, l’encadrement est assuré par la police grand-ducale, qui accompagne depuis de nombreuses années les élèves dans l’apprentissage de la sécurité routière.

«Chaque jour, il y a des cours»

Luc Steichen, policier fort de dix années dans le service prévention et instruction routière, souligne que ce travail commence dès les premières années de l’école fondamentale. «On commence très tôt avec le chemin de l’école en toute sécurité», explique-t-il. Les plus jeunes apprennent d’abord à traverser une rue, à choisir le bon côté du trottoir et à identifier les dangers.

Plus tard, les élèves abordent les dangers liés aux transports scolaires, comme les angles morts. Puis ils s’attaquent aux règles propres à la circulation à vélo. Pour Luc Steichen, les enfants doivent comprendre très tôt que les piétons et les cyclistes «sont les plus vulnérables».

Au cycle 4, l’apprentissage devient plus complet avec les panneaux de signalisation et les priorités sur la route. Dans le jardin de circulation, la théorie est d’abord enseignée dans une salle de classe sur place, et vient ensuite la mise en pratique en extérieur.

«Le message crucial reste : voir et être vu», insiste Luc Steichen. Cette idée accompagne toute la formation, du chemin de l’école jusqu’au déplacement à vélo. Les enfants doivent apprendre à repérer les dangers, mais aussi à se rendre visibles des autres usagers.

Cela passe par l’attention portée aux différents véhicules que sont les bus, les voitures et les camions, mais cela requiert aussi de circuler sur un vélo bien équipé et de bien indiquer ses intentions. L’un des gestes importants consiste par exemple à tendre le bras pour signaler un changement de direction.

Le jardin de circulation fonctionnera chaque année du 1er mars au 14 juillet, période durant laquelle des cours seront organisés quotidiennement.

Avec l’augmentation du nombre d’élèves et d’écoles, ces créneaux sont nécessaires pour accueillir les classes, notamment celles du cycle 4.2. Le site est destiné aux enfants eschois, mais accueille aussi «ceux des villes et communes avoisinantes», dit Bruno Cavaleiro. Les classes fréquentent le site sur demande, via un formulaire, afin de compléter le travail déjà mené à l’école.

Un déplacement nécessaire

Anciennement situé au parc Clair-Chêne, le jardin de circulation a dû être relocalisé en raison de la dégradation du pont actuellement en rénovation : «Depuis quelques années, le site est devenu inutilisable», regrette Bruno Cavaleiro. Le coût total du parcours de circulation aujourd’hui situé sur un ancien terrain de football inutilisé au plateau Barbourg s’élève à un peu plus d’un million d’euros.

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